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Si vous avez déjà fixé une énorme caisse en bois posée devant chez vous, avec ce nœud d’angoisse dans le ventre — en vous disant « J’ai investi des milliers d’euros, et maintenant il faut être ingénieur mécanique pour que ça marche » — respirez. Vous vivez ce que, dans le métier, on appelle « le saut de la caisse ».
J’ai installé des machines industrielles pendant des années, de la mono-tête dans un garage jusqu’aux lignes multi-têtes en atelier. Voici la réalité : une grande machine comme la FUWEI FWP-1201 est lourde, oui. Précise, oui. Mais ce n’est pas une boîte noire. C’est un empilement logique de sous-ensembles.
Ce montage est totalement faisable, mais il récompense une approche calme et méthodique. Si vous allez trop vite, vous passerez des mois à courir après des vibrations et des décalages « fantômes ». Si vous suivez ce guide, vous construirez une base vraiment stable. On va prioriser la sécurité, l’équerrage et l’alignement — la « trinité » de la longévité machine.

Le mémo « pas de panique » pour la FUWEI FWP-1201 : ce que vous construisez (et pourquoi c’est crucial)
La vidéo présente le modèle et met tout de suite en avant sa zone de broderie massive (550×1400–1700 mm). Faites une pause et traduisez ça en contraintes physiques : ce n’est pas une petite machine de table ; vous mettez en place un système de portique.
Comme cette machine est conçue pour déplacer un grand cadre de type sash/border sur des tables rallongées, la stabilité devient votre monnaie d’échange. Si votre bâti est vrillé ne serait-ce que de 2 mm, cette torsion se répercute sur la surface de table. Quand le pantographe (le chariot X-Y) se déplace sur une table « en hélice », il force. La friction augmente. Les moteurs chauffent. Le repérage (alignement) se dégrade.
Si vous passez d’une machine à broder mono-tête standard à ce format, le changement mental est important : vous ne « posez » plus une machine sur un plan de travail, vous assemblez un châssis roulant. Pensez-y comme aux fondations d’une maison : si la base est d’équerre, le reste (la qualité de broderie) suit.

Ouvrir la caisse en bois : rapide, sûr, sans abîmer câbles ni peinture
Dans la vidéo, les techniciens utilisent des visseuses/perceuses sans fil pour démonter les panneaux OSB. C’est la phase « Jenga à l’envers ». L’objectif : retirer l’enveloppe sans toucher l’« objet » à l’intérieur.
Protocole pro « Jenga inversé » :
- Repérer l’ossature : identifiez les équerres/brides métalliques qui tiennent le bois. Évitez le pied-de-biche : utilisez une visseuse/perceuse. Un pied-de-biche qui ripe = une rayure sur une machine neuve.
- Du haut vers le bas, jamais un flanc en premier : retirez d’abord le panneau supérieur. Les côtés restent stables jusqu’au moment voulu.
- Zone dégagée : dès qu’un panneau est retiré, éloignez-le immédiatement de la zone de travail. Un sol encombré = risque de chute, et vous allez manipuler lourd.
Point de contrôle visuel & sonore :
- À voir : la machine reste sur sa base/palette, exposée mais strictement verticale.
- À entendre : le zip-zip des vis qui sortent, pas le crac du bois qui casse. Si le bois « travaille », c’est souvent qu’une vis a été oubliée.
Avertissement : danger de pincement. Les panneaux sont plus lourds qu’ils n’en ont l’air. Portez des gants antidérapants. Quand un panneau se libère, il peut tomber vers l’intérieur. N’essayez pas de « rattraper » un panneau à mains nues contre la structure métallique : c’est comme ça qu’on écrase des doigts. Reculez et laissez tomber, ou faites soutenir par un binôme.

Déballer les accessoires et les protections : ne perdez pas les petites pièces qui évitent de gros problèmes
Ensuite vient la « chasse au trésor ». Les techniciens sortent les cartons (pièces du bâti, plateaux de table), puis retirent le film plastique et les mousses.
Les « consommables cachés » utiles tout de suite : Avant d’aller plus loin, préparez votre propre matériel. La caisse vous livre la machine, mais pour un montage serein, prévoyez :
- Un plateau magnétique à vis/écrous : pour stocker chaque boulon démonté.
- Une lampe frontale : l’intérieur du bâti est sombre ; tenir un téléphone est vite pénible.
- Essuie-tout : certaines pièces peuvent être légèrement grasses (protection anti-corrosion).
- Loctite bleue (optionnel mais recommandé) : pour les boulons du bâti que vous ne voulez pas voir se desserrer.
À faire :
- Inventaire d’abord : ouvrez les cartons d’accessoires. Comparez la visserie avec le manuel. Ne mélangez pas les longueurs/types.
- Dépose « chirurgicale » du film : quand vous coupez le plastique autour de la tête, coupez à l’opposé des faisceaux. Un cutter à 1 € peut entailler un câble en quelques secondes.
Point de contrôle :
- La tête est entièrement déballée. Inspectez-la tout de suite (chocs, pièces tordues) avant de la déplacer — c’est à ce moment-là qu’on documente un dommage de transport.

Checklist de préparation (à faire AVANT de soulever quoi que ce soit)
- Zone dégagée : environ 10×10 pieds d’espace libre.
- Équipe prête : 3 personnes en renfort (donc 4 au total). Ne jouez pas au héros.
- Visserie comptée : tous les boulons nécessaires au bâti sont sortis et comptés.
- Outils à portée : clés 17/19 mm (ou clé à molette), clés hexagonales, visseuse/perceuse.
- Stabilité : la palette est stable et ne glissera pas pendant la manutention.
Monter le bâti métallique sur roulettes : d’abord d’équerre, ensuite serré
La vidéo montre les pieds en H assemblés à l’envers. C’est la bonne méthode : la gravité aide à aligner les perçages.
Règle « serrage au contact d’abord » : Quand vous boulonnez les traverses sur les pieds, ne serrez pas à fond tout de suite. Serrez au contact (à la main) pour que ça tienne, mais laissez un micro-jeu. Pourquoi ? Si vous bloquez un coin trop tôt, vous figez une torsion.
Séquence recommandée :
- Assemblage : traverses + pieds (serrage au contact).
- Roulettes : montez les roulettes pendant que le bâti est à l’envers. Ici, serrez franchement.
- Retournement : remettez le bâti sur ses roues.
- « Mise en place » : secouez légèrement le bâti pour qu’il se pose naturellement à plat.
- Serrage final : seulement maintenant, serrez tous les boulons à fond.
Point de contrôle :
- Au toucher : bâti « mort » et stable, sans cliquetis.
- Au roulage : il doit rouler droit et fluide sur sol lisse (pas « boiter »).
Point atelier : si vous visez du volume, dans une logique machines à broder industrielles, ce bâti est votre amortisseur de vibrations. Un boulon un peu lâche ici se transforme plus tard en points irréguliers et contours qui « zigzaguent ».

Poser la tête de la FUWEI FWP-1201 sur le bâti : le moment « manutention à 4 »
C’est l’étape critique. La tête pèse bien plus qu’elle n’en a l’air : moteurs et fonderie sont denses.
Protocole :
- Brief d’équipe : annoncez clairement les prises et le trajet. « On lève à 3, on avance lentement, on descend sur les perçages. »
- Levage : dos droit, force dans les jambes.
- Mise en suspension : positionnez la tête au-dessus du bâti. Ne la laissez pas tomber. Descendez progressivement jusqu’à l’alignement des trous.
- Sécurisation : idéalement, une personne se place pour engager un écrou à la main dès que possible afin de « retenir » l’ensemble.
Point de contrôle :
- La tête est bien posée à plat sur les patins isolants (caoutchouc/métal).
- Aucun câble n’est pincé entre la tête et le bâti (erreur fréquente au premier montage).

Verrouiller la structure : serrez les boulons inférieurs comme un technicien, pas comme un sprinteur
On fixe la tête au bâti. Évitez si possible la visseuse à choc ici : vous voulez sentir la montée en contrainte.
Technique « en étoile » : Serrez comme une roue de voiture : avant-gauche, arrière-droit, avant-droit, arrière-gauche. Cela plaque la tête de façon uniforme.
Repère sensoriel : serrez jusqu’au point dur, puis ajoutez un quart de tour. Ça doit « mordre » dans le métal. Si vous entendez un grincement, c’est souvent du métal qui frotte : stoppez et vérifiez la présence d’une rondelle.

Installer les plateaux de table rallongés pour le grand cadre sash/border : affleurer maintenant, ou payer plus tard
Les techniciens glissent les panneaux blancs stratifiés sur les bras de support. Ce n’est pas une table d’appoint : c’est la piste de votre cadre.
Test de l’ongle : Après avoir vissé par dessous, passez l’ongle sur la jonction entre la table et le bras/support.
- OK : l’ongle glisse sans accrocher.
- Pas OK : l’ongle bute sur une « marche ».
Pourquoi ? Une marche sera heurtée des centaines de fois. À terme, le cadre peut « sauter » et votre motif se décale.



Checklist de mise en route (avant de brancher)
- Test de bascule : poussez la structure. L’ensemble doit bouger comme un bloc. Si le bâti bouge mais pas la tête, les boulons du bâti ne sont pas assez serrés.
- Pieds de mise à niveau : si le sol est irrégulier, descendez les pieds (près des roulettes) jusqu’à ce que les roues touchent à peine le sol mais que le poids repose sur les pieds. Cela immobilise la machine.
- Tables affleurantes : test de l’ongle validé sur toutes les jonctions.
- Dégagement : rien sous le pantographe.
Montage du porte-cônes sur la FUWEI FWP-1201 : alignez le chemin du fil avant d’accuser la tension
Une mauvaise alimentation du fil provoque plus de casses qu’une « mauvaise aiguille ». Dans la vidéo, l’indice est discret mais essentiel : l’alignement.
Monter l’arbre à fils :
- Installer les montants verticaux.
- Fixer les barres de guidage horizontales.
- Étape clé : regardez depuis le dessus : l’orifice/guide sur la barre doit être à l’aplomb du support de cône. S’il est décalé, le fil frotte et crée des pics de tension.
Point de contrôle :
- Le porte-cônes est rigide.
- Le trajet du cône vers le premier guide de tension est une ligne verticale nette.


Tests système à l’écran tactile : valider « Change color », « 100 degree » et « Move frame » avant la production
Ne filez pas les aiguilles tout de suite. Ne mettez pas un vêtement en cadre. On valide d’abord la mécanique et les mouvements. Allumez la machine.
La trinité de diagnostic :
- Test « Change color » (changement de couleur/aiguille) :
- Action : lancez « Change color ».
- À observer : le chariot porte-aiguilles se déplace gauche/droite de façon fluide. Un « clac » régulier à l’arrivée sur chaque position est normal. Un bruit de grattement ne l’est pas.
- Test « 100 degree » (arbre principal) :
- Action : exécutez la rotation à 100°.
- À observer : la zone crochet/canette doit tourner librement.
- Test « Move frame » (déplacement cadre/pantographe) :
- Action : déplacez le pantographe aux extrêmes gauche/droite/haut/bas.
- À écouter : pas de point dur. Le moteur doit faire un « vrombissement » électronique régulier. Si la tonalité change (ex. vrrr—ERRR—vrrr), le cadre frotte (souvent une jonction de table non affleurante).


Checklist d’exploitation (protocole « feu vert »)
- Indexation aiguille : l’écran indique Aiguille 1 et la machine est réellement positionnée sur Aiguille 1.
- Déplacements fluides : le pantographe atteint les limites X/Y sans toucher les bords de table et sans forcer.
- Aucun code erreur : pas de « Main Shaft Error » ni « Needle Position Error ».
- Arrêt d’urgence : testez l’E-Stop : arrêt immédiat, puis réarmement par rotation.
Si quelque chose « cloche » pendant le test « Move frame » : diagnostic rapide comme en atelier
Dans la vidéo, tout fonctionne parfaitement. Chez vous, ce n’est pas garanti. Voici une grille de « premiers secours » pour un montage neuf.
| Symptôme | Cause probable | Correction rapide |
|---|---|---|
| Déplacement saccadé du cadre | Tables non affleurantes ; vis sous table desserrées. | Desserrer, réaligner les surfaces, vérifier qu’aucun débris ne gêne la trajectoire. |
| Le bâti bascule | Sol irrégulier ; une roulette ne porte pas. | Descendre les pieds de mise à niveau jusqu’à appui égal sur 4 points. |
| « Needle Case Error » | Bride/lock de transport oublié(e). | Vérifier derrière le chariot porte-aiguilles s’il reste un verrou de transport. |
| Claquements métalliques | Boulon desserré sur le bâti en H. | Re-serrer toute la visserie du bâti à la clé (pas seulement à la main). |
Pourquoi cet ordre de montage : stabilité, alignement et santé machine dans le temps
Vous pourriez être tenté de poser les tables avant la tête, parce que « c’est plus simple ». Ne le faites pas.
La logique suit la gravité et la géométrie :
- Bâti : la fondation. Doit être d’équerre.
- Tête : la charge. Doit être fixée pour stabiliser l’ensemble.
- Tables : la piste. Doivent être alignées par rapport à la tête en place.
Si vous installez les tables d’abord puis que vous posez la tête, le bâti se met en contrainte et vos tables « bien réglées » deviennent de travers. Cet ordre vous évite des problèmes de repérage sur une machine à broder à grand cadre, où 1 mm à la base peut se transformer en plusieurs millimètres de décalage sur le motif.
Arbre de décision : choisir un cadre de broderie et un flux de stabilisation après le montage
La machine est assemblée. Mais comment produire efficacement ? Le cadre sash/border est excellent pour les pièces plates (drapeaux, nappes), mais peu pratique pour les T-shirts.
Utilisez cette logique pour décider :
A) Vous brodez de grandes pièces plates (rideaux, drapeaux, métrage) ?
- OUI : utilisez le cadre aluminium sash/border fourni. Gardez la table parfaitement propre et fixez le textile bien tendu.
- NON : passez à B.
B) Vous brodez des vêtements finis (polos, T-shirts, sweats) ?
- OUI : il vous faut des cadres tubulaires. Mais attention : les cadres standards laissent des marques de cadre (empreintes) et demandent de la précision pour une mise en cadre droite.
- Idée d’amélioration : investir dans une station de cadrage pour machine à broder pour répéter exactement le placement (même hauteur, même centrage) sur chaque pièce.
- NON : passez à C.
C) Vous galérez sur les épaisseurs (vestes, sacs) ou les mailles délicates ?
- OUI : c’est un point de douleur courant. Les cadres plastiques peuvent s’ouvrir sur les épaisseurs et marquer/écraser les mailles.
- Solution pro : passer à un magnetic embroidery hoop.
Avertissement : sécurité des aimants. Les cadres magnétiques industriels utilisent des aimants néodyme. Ils peuvent pincer très fort (risque de blessure) et peuvent interférer avec les pacemakers. Séparez-les en les faisant glisser ; ne les arrachez jamais verticalement. Gardez-les à au moins 12 inches de l’écran de contrôle et des supports de stockage sensibles.
Le chemin d’amélioration qui rapporte vraiment : du cadre de base à un système de mise en cadre répétable
La machine est rapide. L’opérateur, lui, devient souvent le goulot d’étranglement.
En production, la machine ne devrait pas attendre la mise en cadre. Si vous passez plusieurs minutes à mettre un vêtement en cadre pendant que la machine est à l’arrêt, vous perdez de l’argent.
Niveau 1 : station de mise en cadre Une station permet de préparer la pièce suivante pendant que la machine brode. C’est l’un des moyens les plus simples d’augmenter le débit.
Niveau 2 : cadres magnétiques Des termes comme magnetic embroidery hoop ne sont pas du marketing : ce sont des outils qui réduisent la fatigue (pas de vis à serrer) et qui tiennent mieux les épaisseurs (coutures, denim, toile) que certains cadres plastiques.
Niveau 3 : logique multi-têtes Si votre flux avec cadre de broderie est maîtrisé mais que vous n’arrivez plus à absorber les commandes, vous atteignez la limite d’une mono-tête. C’est un « bon problème ». Pour des séries importantes, la solution n’est pas de courir plus vite : c’est d’augmenter la capacité (ajout de têtes).
Dernier contrôle avant de prendre des commandes : considérez la première semaine comme une calibration
La vidéo se termine sur un montage réussi. Mais ne lancez pas tout de suite une pièce client critique.
Période de rodage (« burn-in ») : Traitez la première semaine comme une mise au point.
- Re-serrage : après environ 20 heures de fonctionnement, recontrôlez les boulons du bâti. Les vibrations peuvent desserrer.
- Vitesse modérée : limitez à 700 SPM au début pour quelques motifs, le temps que la lubrification se répartisse.
- Tests de stabilisateurs : comparez vos stabilisateurs (déchirable vs découpable) selon les textiles.
Quand la machine « ronronne » et ne sonne pas comme une caisse à outils, vous êtes prêt. Que vous travailliez en grand format façon cadre de broderie pour bordure tajima ou en logos poitrine, la confiance vient d’un montage propre. Vous n’avez pas seulement déballé une machine : vous avez construit une ligne de production.

FAQ
- Q: Quels outils et « consommables cachés » faut-il préparer avant d’assembler le bâti et la tête d’une machine à broder FUWEI FWP-1201 ?
A: Préparez d’abord l’organisation et l’éclairage : c’est ce qui évite les boulons perdus, les câbles coupés et les erreurs faites dans la précipitation.- Rassembler : un plateau magnétique à vis/écrous, une lampe frontale, de l’essuie-tout et, en option, de la Loctite bleue pour la visserie du bâti.
- Inventorier : ouvrir les cartons d’accessoires et comparer la visserie au manuel ; séparer les types de boulons.
- Couper : retirer le film plastique en coupant à l’opposé des câbles lors du déballage de la tête FUWEI FWP-1201.
- Critère de réussite : toute la visserie du bâti est comptée et disposée, et la zone de travail est dégagée avant toute manutention.
- Si ça échoue encore… stoppez et refaites l’inventaire avant de continuer : mélanger les boulons est une cause fréquente de bâti désaligné.
- Q: Comment assembler le bâti métallique de la FUWEI FWP-1201 bien d’équerre, sans figer une torsion ou créer des vibrations ?
A: Utilisez la méthode « serrage au contact d’abord, serrage final ensuite » pour laisser le bâti se poser à plat avant de bloquer.- Boulonner : monter traverses et pieds en serrant seulement au contact.
- Installer : serrer fermement les roulettes bâti retourné, puis remettre sur roues.
- Stabiliser : secouer légèrement pour « poser » le bâti au sol, puis serrer tous les boulons à fond.
- Critère de réussite : le bâti est très stable, sans cliquetis, et roule droit et fluide.
- Si ça échoue encore… re-serrez toute la visserie du bâti en H à la clé (pas à la main) et recontrôlez l’irrégularité du sol.
- Q: Quelle est la méthode la plus sûre pour poser la tête d’une FUWEI FWP-1201 sur le bâti sans pincer des câbles ni faire glisser la tête ?
A: Traitez l’installation de la tête comme une manutention contrôlée à plusieurs : ne tentez pas de la « porter en force » seul.- Brief : définir les prises et annoncer la manœuvre (« on lève à 3, on marche lentement, on descend sur les perçages »).
- Positionner : descendre progressivement jusqu’à l’alignement des trous ; ne laissez pas tomber la tête.
- Sécuriser : faire engager un écrou à la main dès que possible pour éviter tout glissement.
- Critère de réussite : la tête est posée à plat sur les patins isolants et aucun câble n’est coincé entre tête et bâti.
- Si ça échoue encore… arrêtez et recommencez la pose : forcer l’alignement est la meilleure façon de pincer un faisceau ou de contraindre les fixations.
- Q: Comment régler les plateaux de table rallongés de la FUWEI FWP-1201 pour que le cadre sash/border n’accroche pas et ne décale pas le repérage ?
A: Rendez chaque jonction parfaitement affleurante avant de faire circuler le cadre, sinon il heurtera la « marche » en boucle.- Visser : fixer les panneaux par dessous, puis contrôler chaque jonction.
- Tester : passer l’ongle sur chaque joint pour détecter une marche.
- Ajuster : desserrer, mettre à niveau, puis resserrer.
- Critère de réussite : l’ongle glisse sur toutes les jonctions sans accrocher.
- Si ça échoue encore… recommencez l’ajustement et retirez tout débris sur la table/la trajectoire avant d’accuser les moteurs.
- Q: Que faut-il tester sur l’écran tactile de la FUWEI FWP-1201 avant d’enfiler les aiguilles ou de mettre un vêtement en cadre ?
A: Validez d’abord la mécanique avec trois tests — changement de couleur, rotation 100° et déplacement du cadre — avant toute mise en production.- Lancer : « Change color » et vérifier un déplacement fluide du chariot porte-aiguilles (bruits d’arrivée réguliers = normal ; grincement = non).
- Lancer : « 100 degree » et confirmer que la zone crochet/canette tourne librement.
- Lancer : « Move frame » aux extrêmes gauche/droite/haut/bas et écouter un son moteur constant (pas de point dur).
- Critère de réussite : déplacements X/Y fluides, indexation aiguille cohérente avec l’écran, et absence d’erreurs d’arbre principal/position aiguille.
- Si ça échoue encore… recontrôlez l’affleurement des tables et le dégagement sous le pantographe avant d’aller plus loin.
- Q: Que signifie un déplacement saccadé du pantographe sur une FUWEI FWP-1201 pendant le test « Move frame », et quelle est la correction la plus rapide ?
A: Le plus souvent, cela vient des jonctions de table non affleurantes ou de vis sous table desserrées, pas d’un « moteur défectueux ».- Desserrer : les vis sous table et réaligner jusqu’à obtenir une surface plane.
- Nettoyer : retirer tout débris pouvant freiner la trajectoire.
- Re-tester : relancer « Move frame » aux extrêmes et écouter un « vrombissement » régulier.
- Critère de réussite : le son moteur reste constant et le cadre se déplace sans accrocs.
- Si ça échoue encore… vérifiez qu’il n’y a rien sous le pantographe et que le bâti ne bascule pas à cause d’un sol irrégulier.
- Q: Quelles règles de sécurité respecter avec un cadre de broderie magnétique industriel pour des vêtements épais dans un flux FUWEI FWP-1201 ?
A: Les cadres magnétiques industriels sont rapides, mais ils peuvent pincer fortement et interférer avec les pacemakers : manipulez-les en les faisant glisser, jamais en les arrachant.- Glisser : séparer les aimants en les faisant coulisser ; ne jamais tirer verticalement.
- Protéger : garder les doigts hors des zones de pincement lors de la fermeture.
- Distance : garder les cadres magnétiques à au moins 12 inches de l’écran de contrôle et des supports sensibles.
- Critère de réussite : le cadre se ferme sans claquement incontrôlé ni pincement, et le vêtement est maintenu fermement.
- Si ça échoue encore… faites une pause et revenez à une méthode de mise en cadre plus sûre jusqu’à ce que l’opérateur maîtrise la fermeture magnétique de façon constante.
