Sommaire
Si vous avez déjà vu votre machine mono-aiguille s’étouffer sur un nœud, s’arrêter toutes les huit secondes pour couper un saut de fil, ou massacrer un lettrage sur un polo à 30 €, vous connaissez ce bruit d’échec. Ce tac-tac-crunch régulier qui dit que du temps et de l’argent viennent de s’évaporer.
La broderie est une science physique, mais elle commence par une logique numérique. Ce guide reconstruit le séminaire Hatch de Susan Goodwin en un flux de travail éprouvé en atelier. On ne fait pas que cliquer : on conçoit un process pour neutraliser trois ennemis de la rentabilité : les coupes inutiles, le repérage (décalages/« gaps ») et les vêtements ruinés.
Au programme : Auto-numérisation sans dégâts → Séquençage pour la vitesse → Recoloration sûre → Physique du lettrage → Contrôle « simulateur de vol ».

Pourquoi Hatch Embroidery Software compte quand c’est votre machine à broder qui paie la facture
Hatch n’est pas seulement un logiciel de création : c’est le mode d’emploi que votre machine va exécuter. Si vous lui donnez un « code » médiocre — sauts désorganisés, densités trop élevées, changements de couleur illogiques — la machine se défend… physiquement.
La philosophie de Susan recoupe ce qu’on observe en production : le logiciel coûte moins cher que la réparation machine, surtout pour les propriétaires de machine mono-aiguille. Sur une machine à broder multi-aiguilles, une coupe peut prendre environ 5 secondes. Sur une mono-aiguille domestique, un changement de couleur manuel ou une séquence de coupes mal pensée peut bloquer la production pendant des minutes.
Optimiser dans le logiciel, c’est sécuriser trois gains concrets :
- Longévité mécanique : moins d’arrêts brusques et moins d’activation du coupe-fil.
- Efficacité consommables : moins d’intissé gaspillé et moins de mètres de fil perdus en déplacements.
- ROI prévisible : vous anticipez la durée d’une broderie et vous pouvez chiffrer plus juste.

L’habitude « Redimensionner d’abord » : régler la taille de cadre avant Auto-Digitize pour un résultat stable
C’est l’erreur débutant la plus fréquente : auto-numériser une image énorme puis la réduire ensuite.
La physique de l’échec : si vous numérisez un motif à 200 mm de large puis le réduisez à 100 mm sur l’écran de la machine, vous ne réduisez pas seulement la taille : vous compactez la densité. Un remplissage à 0,40 mm d’espacement peut devenir l’équivalent de 0,20 mm. Résultat : une broderie « blindée » (trop compacte), qui casse les aiguilles et malmène le tissu.
Le flux « pré-vol » de Susan :
- Insert Artwork : (démo coccinelle).
- Redimensionner l’illustration avant : ajuster l’image à la taille de votre cadre (ex. 4x4 ou 5x7) avant de la convertir en points.
- Auto-Digitize : laisser le logiciel calculer la densité sur la taille finale.
Conseil d’expérience : si vous devez redimensionner un fichier de broderie existant (pas l’illustration), restez dans 10–20 %. Au-delà, contrôlez les paramètres de densité/sous-couche, sinon risque de casse d’aiguille.
Checklist de préparation (la liste « Ne touchez pas à Auto-Digitize tout de suite »)
- Identité machine : définir le type de machine dans Hatch (choisir Single Needle vs Multi).
- Réalité du cadre : sélectionner le cadre que vous possédez réellement. Un « Large Oval » générique peut vous faire concevoir hors zone utile.
- Validation d’échelle : l’illustration est-elle dimensionnée pour le vêtement final ? (ex. un logo poitrine gauche dépasse rarement 3,5 à 3,8 pouces de large).
- Consommables : avez-vous la bonne aiguille ? (Standard : 75/11 Ballpoint pour mailles, 75/11 Sharp pour tissés).

Le geste anti-coupes dans le Sequence Docker de Hatch : réordonner les couleurs pour passer de « 10 coupes » à « 1 coupe »
Les « coupes » cassent le rythme. Une coupe, c’est : ralentissement, point d’arrêt, coupe du fil, déplacement, reprise. Sur une mono-aiguille, cela crée des queues à nettoyer à la main.
Susan montre une optimisation clé via le Sequence Docker. L’auto-numérisation peut proposer : Corps rouge → Tache blanche A → Tête rouge → Tache blanche B. Cela force des changements ou de longs sauts.
En faisant glisser la couche blanche pour regrouper les zones dans la séquence, Hatch calcule un « trajet » (running stitch) caché sous le motif pour relier les taches.
Indice visuel : cherchez des lignes pointillées très fines entre les objets. Elles sont utiles : elles indiquent que la machine va enchaîner sans s’arrêter. Passer de 10 coupes à 1 peut économiser 2 à 3 minutes par pièce.

Quoi vérifier (points de contrôle + résultats attendus)
Point de contrôle A : après réordonnancement
- Visuel : des lignes pointillées relient-elles les éléments ?
- Logique : la machine coud-elle « arrière-plan → avant-plan » et « centre → extérieur » ?
Résultat attendu : un ronronnement régulier plutôt qu’un bruit haché stop/coupe/redémarrage.
Point de contrôle B : avant export
- Action : enregistrer en
.EMB(fichier objet/modifiable) avant d’enregistrer en.DSTou.PES(fichier machine).
Résultat attendu : vous pourrez corriger la séquence plus tard sans repartir de zéro.
Avertissement : le piège du trajet. Ne cherchez pas le « zéro coupe » à tout prix. Si un trajet traverse une zone de tissu non couverte par le motif, il faut forcer une coupe, sinon vous aurez une ligne visible à retirer ensuite.
Recolorer vite sans détruire l’original : Paint Bucket + palette de fils, version sûre
Votre écran utilise la lumière (RGB). Votre machine utilise du fil (rayonne ou polyester). Ce n’est pas la même réalité.
Susan utilise Paint Bucket pour associer des couleurs écran à une palette de fils. C’est crucial, car un « bleu » à l’écran peut correspondre à dix bobines différentes dans votre tiroir.

Réflexe pro : ne jamais écraser le fichier original. Quand un client dit « je le veux en or plutôt qu’en jaune », faites un « Save As » immédiatement.
Cas concret : vous démarrez et vous réalisez que vous n’avez plus la bobine prévue. Si votre fichier est enregistré avec une palette cohérente, vous pouvez tester rapidement un substitut et le visualiser avant d’enfiler la machine.
Lettrage d’étiquette de quilt qui brode proprement : polices ESA « gribouillis rouge » vs TrueType « TT »
Le lettrage est une cause majeure de vêtements ratés. Un « A » parfait dans un traitement de texte peut devenir une bouillie sur un polo piqué.
La distinction de Susan :
- Icône gribouillis rouge (ESA) : police numérisée par un expert. Sous-couche, densité et angles sont pensés pour le fil. À privilégier dès que possible.
- Icône TT (TrueType) : police auto-convertie. Plus risquée : colonnes trop fines (souvent < 1 mm) ou courbes trop agressives.


Pourquoi la plage de taille compte (le « pourquoi » qui évite de refaire les mêmes erreurs)
Chaque police a une limite physique. Si vous réduisez une police satin sous 8 mm, les perforations deviennent trop proches et le tissu peut se fragiliser.
La « règle des 0,4 mm » : en broderie, toute colonne plus étroite que 0,4 mm risque de casser le fil ou de disparaître dans le relief du tissu.
Si vous utilisez des cadres de broderie magnétiques sur des vêtements techniques (tissu lisse et extensible), la structure du lettrage est non négociable. Une densité trop élevée augmente les forces de traction et peut faire bouger le tissu, même avec un maintien magnétique.
Checklist de réglage (lettrage + réalité tissu)
- Choix de police : ai-je privilégié une police ESA (gribouillis rouge) ?
- Échelle : suis-je dans la plage de hauteur recommandée (ex. 10 mm – 50 mm) ?
- Compensation de tirage : sur maille (polos/tee-shirts), ai-je ajouté 0,2 mm – 0,4 mm pour éviter des lettres « maigres » ?
- Sous-couche : le texte a-t-il une sous-couche de type « Center Run » ou « Edge Run » pour le relever du tissu ?
Monogrammes Hatch qui restent flexibles : Designs, Letters, Ornaments, Borders + aperçu TrueView
Les monogrammes sont à enjeu : ils vont souvent sur des pièces chères ou sentimentales (serviettes, peignoirs, sacs). Une erreur coûte cher.
Susan explore le Monogramming Docker et montre comment permuter bordures et ornements. La clé : TrueView.
Standard View affiche formes et vecteurs. TrueView simule l’aspect « fil brodé ».

Contrôle visuel : en TrueView, observez le centre du monogramme. Si c’est un bloc uniforme, vous avez une broderie « blindée » : rigide et inconfortable. On doit voir une texture et une direction de points.

La règle d’enregistrement qui protège votre « vous » de demain
Règle : archiver systématiquement le .EMB. Pourquoi : l’an prochain, si le client veut le même monogramme avec d’autres initiales, vous remplacez les lettres en quelques secondes. Si vous n’avez gardé que le .DST, tout est figé.
Player + TrueView : repérer erreurs de stabilisateur et de sous-couche avant de gaspiller un vêtement
Considérez le Stitch Player comme un simulateur de vol : on peut « se crasher » ici sans coût. Sur la machine, c’est cher.

Surveillez l’effet « push-pull » dans le Player :
- Sous-couche d’abord : on doit voir une structure légère avant les satins/remplissages lourds. Si le motif attaque directement en dense, stop : ça fronce.
- Du centre vers l’extérieur : cela limite la vague de tissu poussée devant l’aiguille.
- Bulldozing : une couche tardive qui repasse lourdement sur une zone déjà dense dans la même direction peut casser des aiguilles.
Cette simulation est particulièrement utile si vous travaillez avec un système cadres de broderie magnétiques : le gain de vitesse est réel, mais il faut pouvoir faire confiance à la numérisation, car on ne compense pas un mauvais fichier par un encadrement « ultra serré ».
Un arbre de décision stabilisateur vraiment utilisable (tissu → choix d’intissé → contrôle du risque)
Le stabilisateur (intissé) est la fondation. Si la fondation est faible, tout se fissure. Susan souligne le danger d’utiliser des réglages « denim » sur un tissu de tee-shirt.
Arbre de décision : protocoles « zone sûre »
Départ : Le tissu est-il extensible (tee-shirt, bonnet, polo) ?
- OUI : stabilisateur CUTAWAY (2.5oz ou 3.0oz). Sans exception.
- Pourquoi : la maille s’étire. Le tearaway se déchire. Si l’intissé lâche, le tissu bouge et le contour ne rejoint plus le remplissage.
- NON : (tissé, type denim, toile, ou serviette).
- Épais/stable ? (denim/toile) → TEARAWAY souvent suffisant.
- Serviette / bouclettes profondes ? → TEARAWAY + TOPPING HYDROSOLUBLE.
- Pourquoi le topping ? Pour éviter que les points s’enfoncent dans les boucles.
Consommable discret : un adhésif temporaire en spray. Une brume légère pour solidariser tissu et stabilisateur et limiter le glissement.
Cycle Used Colors : la façon la plus rapide de proposer des variantes (et d’éviter d’acheter du fil inutilement)
Susan utilise Cycle Used Colors sur un motif « sugar skull ». L’outil fait tourner la palette active sur les objets.

Application commerciale : Un client hésite entre un rendu « discret » et « contrasté ». Plutôt que recolorer 20 objets à la main, cliquez 5 fois, faites 5 captures d’écran et envoyez pour validation. Vous évitez le classique « je pensais que ça rendrait autrement » après production.
Exporter pour la bonne machine : pourquoi le « un fichier pour tout » fait baisser la qualité en silence
Un .DST (Tajima) ne contient pas l’information de couleur, seulement des coordonnées. Un .PES (Brother) intègre des contraintes de cadre.

Bonne pratique :
- Enregistrer le master (
.EMB). - Exporter pour votre machine précise.
- Hygiène USB : ne mettez sur la clé que les fichiers à broder aujourd’hui. Des clés très chargées peuvent ralentir ou faire planter des processeurs de machines plus anciennes.
Réalité de mise en cadre : quand le logiciel est parfait mais que le tissu bouge quand même
Vous pouvez avoir le meilleur fichier du monde : si le tee-shirt est mis de travers, ou si le tissu glisse pendant la couture, le résultat est inutilisable.
C’est le « dernier kilomètre » physique. Les cadres standard demandent de la force et laissent souvent des marques de cadre (fibres écrasées) sur des matières sensibles (velours, tissus techniques).
Chemin d’évolution orienté production :
- Déclencheur : vous voyez des marques circulaires brillantes sur les vêtements, ou vos poignets souffrent après 12 pièces.
- Diagnostic : si la mise en cadre dépasse 2 minutes par pièce, vous perdez de l’argent.
- Solution niveau 1 : passer à des magnetic embroidery hoop. Le maintien par aimants réduit le besoin de serrage et diminue souvent les marques.
- Solution niveau 2 : pour un placement répétable (logo poitrine gauche), une station de mise en cadre pour machine à broder permet de positionner au même endroit, à chaque fois.
Avertissement sécurité aimants : les cadres magnétiques utilisent des aimants néodyme très puissants.
* Risque de pincement : garder les doigts hors de la zone de fermeture.
* Risque médical : éloigner des pacemakers et pompes à insuline.
* Électronique : ne pas poser sur un ordinateur portable ni près de cartes bancaires.
Deux pannes fréquentes « à l’écran c’était parfait » — et comment les corriger avant le premier point
Le dépannage, c’est de la logique, pas du hasard.
1) Symptôme : boucles « bec d’oiseau »
Visuel : boucles de fil qui remontent sur le dessus.
- Cause probable : tension supérieure trop faible, OU trajet inefficace avec trop de sauts.
- Correction Hatch : optimiser la Sequence pour réduire les sauts.
- Correction machine : vérifier que le fil supérieur est bien engagé dans les disques de tension (le « test fil dentaire » : tirer franchement pour s’assurer qu’il est en place).
2) Symptôme : « gap » de repérage
Visuel : liseré blanc entre le contour noir et le remplissage.
- Cause probable : le tissu s’est rétracté/tracté pendant la broderie.
- Correction Hatch : ajouter de la Pull Compensation (0,3 mm ou plus selon besoin).
- Correction physique : passer en stabilisateur cutaway sur maille ou utiliser une méthode de station de cadrage pour la broderie pour une mise en cadre régulière (tendu « peau de tambour », sans étirer).
3) Symptôme : texte façon « code Morse »
- Cause probable : motif trop réduit ; colonnes sous 0,4 mm.
- Correction Hatch : respecter les tailles recommandées des polices ESA.
La préparation « cachée » des pros : construire une bibliothèque de fichiers pour chiffrer sans stress
Arrêtez d’appeler vos fichiers flower1.dst.
Convention pro : NomClient_Motif_Taille_TypeTissu_Stabilisateur.EMB Exemple : SmithRealty_Logo_4inch_Polo_Cutaway.EMB
Ce nom vous dit comment reproduire la commande deux ans plus tard, sans deviner « j’avais mis combien de couches d’intissé ? ».
Checklist opérateur (juste avant d’appuyer sur le bouton vert)
- Simulation : TrueView + Player lancés ? Pas de sauts incohérents ?
- Chemin du fil : fil supérieur bien en place ? canette suffisamment remplie ?
- Dégagement aiguille/cadre : tourner le volant à la main sur un tour pour vérifier que l’aiguille ne touche pas le cadre.
- Stabilisateur : maille = cutaway ? serviette = topping hydrosoluble ?
- Zone de sécurité : si vous utilisez une station de mise en cadre magnétique, vérifier que le cadre est bien verrouillé et que rien n’entrave le bras/pantographe.
Avertissement sécurité : les aiguilles cassent. À 800–1000 points/minute, une aiguille cassée peut devenir un projectile. Portez des lunettes (ou lunettes de protection) pendant la surveillance. Ne mettez jamais les mains dans la zone du cadre quand la machine tourne.
Le résultat : moins de coupes, moins de reprises, et un chemin des « fichiers loisir » vers une broderie prête production
Le flux de Susan vous fait passer de « j’espère » à « je sais ».
- Redimensionner d’abord = contrôle de densité.
- Séquençage = efficacité (le temps, c’est de l’argent).
- Polices ESA = lisibilité.
- Simulation = gestion du risque.
Une fois le flux logiciel propre, le goulot d’étranglement se déplace vers le physique. C’est là qu’on regarde des alternatives à la station de cadrage hoopmaster, des cadres magnétiques de qualité, puis, à terme, le passage d’une mono-aiguille à une machine à broder multi-aiguilles (comme une SEWTECH 10 ou 15 aiguilles). Une multi-aiguilles ne fait pas que porter plus de couleurs : elle apporte un bras tubulaire pour casquettes, sacs et vêtements finis que les machines à plateau ne gèrent pas aussi bien.
Maîtrisez d’abord le logiciel, puis faites évoluer le matériel à la hauteur de vos objectifs.



FAQ
- Q: Dans Auto-Digitize de Hatch Embroidery Software, pourquoi réduire un motif de 200 mm à 100 mm sur une machine à broder mono-aiguille provoque-t-il des casses d’aiguille et une broderie « blindée » ?
A: Réduire un fichier de broderie déjà numérisé compacte la densité de points (par exemple, un espacement de 0,40 mm peut devenir l’équivalent de 0,20 mm), ce qui sur-remplit en fil et peut casser les aiguilles.- Redimensionnez d’abord l’illustration à la taille finale du cadre, puis lancez Auto-Digitize pour que Hatch calcule correctement la densité.
- Limitez le redimensionnement d’un fichier points existant à 10–20 %, puis contrôlez les paramètres de densité avant broderie.
- Réglez le bon type de machine dans Hatch (Single Needle vs Multi) et sélectionnez le cadre exact que vous possédez.
- Critère de réussite : la broderie reste souple (pas rigide comme du carton) et la machine tourne avec un ronronnement régulier plutôt qu’un martèlement.
- Si ça échoue encore : revoyez densité/sous-couche dans le motif et confirmez l’aiguille selon le tissu (75/11 Ballpoint pour mailles, 75/11 Sharp pour tissés).
- Q: Comment le Sequence Docker de Hatch Embroidery Software réduit-il les coupes sur une machine à broder mono-aiguille quand Auto-Digitize crée des sauts de couleur désordonnés ?
A: Réordonnez les objets par couleur dans le Sequence Docker pour que Hatch relie les éléments via des trajets cachés, ce qui réduit les arrêts coupe/redémarrage.- Regroupez les objets de même couleur (ex. broder toutes les zones blanches en une seule passe) pour éviter des coupes supplémentaires et des sauts longs.
- Recherchez les lignes pointillées discrètes : elles indiquent un trajet planifié entre objets.
- Forcez une coupe si un trajet traverse une zone de tissu non couverte où le fil serait visible.
- Critère de réussite : les lignes pointillées relient des zones logiques et la machine sonne fluide, sans stop/coupe/départ en continu.
- Si ça échoue encore : enregistrez d’abord un .EMB modifiable, puis ajustez à nouveau la séquence au lieu d’essayer de « réparer » un export .DST/.PES figé.
- Q: Dans Hatch Embroidery Software, comment le flux Paint Bucket permet-il d’associer les couleurs RGB écran à de vraies palettes de fils sans détruire le fichier original ?
A: Utilisez Paint Bucket avec une palette de fils définie et faites immédiatement un « Save As » pour conserver l’original intact.- Choisissez une palette précise avant de valider les couleurs afin de garder des choix de bobines cohérents.
- Enregistrez une nouvelle version avant les changements demandés par un client (ex. Jaune → Or) pour préserver le master.
- Grâce à l’association palette, vous pouvez tester rapidement des substitutions si une bobine manque.
- Critère de réussite : l’aperçu affiche des couleurs de fil cohérentes et reproductibles, et le fichier original n’est pas modifié.
- Si ça échoue encore : rouvrez le master .EMB et refaites la recoloration depuis la palette plutôt que d’éditer un fichier machine exporté.
- Q: En lettrage Hatch Embroidery Software, pourquoi les polices ESA « gribouillis rouge » brodent-elles plus proprement que les polices TrueType « TT » sur des polos, et qu’est-ce que la règle des 0,4 mm ?
A: Les polices ESA sont conçues pour la broderie (sous-couche/densité/angles), tandis que les polices TT sont auto-converties et peuvent créer des colonnes trop fines ; sous 0,4 mm, le fil casse souvent ou disparaît dans le relief du tissu.- Priorisez les polices ESA (gribouillis rouge) dès que possible pour le lettrage sur vêtement.
- Restez dans la plage de taille recommandée par la police (souvent 10 mm–50 mm comme cible pratique montrée dans le flux).
- Ajoutez une compensation de tirage sur maille (environ 0,2 mm–0,4 mm) pour éviter des lettres trop fines.
- Critère de réussite : lettres lisibles, bords nets, et colonnes satin sans effet « perforé » ni « code Morse ».
- Si ça échoue encore : augmentez la taille du texte ou changez de police ESA adaptée aux petits caractères plutôt que de forcer une TT en petit.
- Q: Avec Stitch Player + TrueView dans Hatch Embroidery Software, comment un utilisateur de machine mono-aiguille peut-il détecter des erreurs de stabilisateur et de sous-couche avant de broder le premier vêtement ?
A: Utilisez Stitch Player comme un simulateur de vol pour vérifier : sous-couche d’abord, progression centre→extérieur, et éviter le « bulldozing » sur des couches denses.- Lancez la lecture et confirmez qu’une sous-couche légère apparaît avant les satins/remplissages lourds.
- Vérifiez que la broderie progresse globalement du centre vers l’extérieur pour limiter les déformations.
- Repérez les couches tardives qui repassent agressivement sur des zones très denses dans la même direction (risque de casse).
- Critère de réussite : simulation logique (sous-couche → couverture), sans sauts chaotiques ni re-broderie lourde sur zones denses.
- Si ça échoue encore : ajustez sous-couche et séquence dans le .EMB modifiable plutôt que de ne dépanner qu’à la machine.
- Q: Quel stabilisateur utiliser pour des tissus extensibles (tee-shirts, bonnets, polos) versus des tissés (denim, toile) et des serviettes, selon l’arbre cutaway/tearaway ?
A: Cutaway pour les mailles extensibles, tearaway pour les tissés stables, et topping hydrosoluble pour les serviettes à bouclettes.- Choisissez un stabilisateur CUTAWAY (2.5oz ou 3.0oz) pour les mailles : elles s’étirent et le tearaway peut lâcher pendant la couture.
- Choisissez TEARAWAY pour les tissés stables type denim/toile dans de nombreux cas courants.
- Ajoutez un TOPPING HYDROSOLUBLE sur serviette pour éviter que les points s’enfoncent.
- Utilisez une brume légère d’adhésif temporaire pour solidariser tissu et stabilisateur et limiter le glissement.
- Critère de réussite : contours alignés avec les remplissages, tissu plat, fronces minimales après broderie.
- Si ça échoue encore : renforcez le support (ex. passer en cutaway sur tissus limites) et recontrôlez la compensation de tirage.
- Q: Quelles sont les deux pannes les plus courantes « à l’écran c’était bon » — boucles « bec d’oiseau » et gaps de repérage — et comment les corriger sur une machine mono-aiguille ?
A: Les boucles « bec d’oiseau » pointent souvent vers la tension/chemin du fil ou des sauts inefficaces ; les gaps de repérage pointent souvent vers la traction du tissu et un mauvais couple stabilisateur/compensation.- Corriger les boucles : ré-enfiler correctement le fil supérieur dans les disques de tension (test « fil dentaire ») et réduire les trajets à sauts via l’optimisation Sequence.
- Corriger les gaps : ajouter de la compensation de tirage (environ 0,3 mm ou plus selon besoin) et passer en cutaway sur maille pour résister à la traction.
- Confirmer une mise en cadre ferme et stable (tendu « peau de tambour », sans étirer) pour limiter le glissement.
- Critère de réussite : surface supérieure lisse (pas de boucles) et contours qui rejoignent les remplissages sans liseré blanc.
- Si ça échoue encore : relancer la simulation dans Stitch Player pour repérer push-pull ou sous-couche avant de modifier d’autres réglages machine.
- Q: Quelles règles de sécurité aiguille et cadre magnétique respecter à 800–1000 points/minute avec des cadres de broderie magnétiques commerciaux ?
A: Considérez aiguilles et aimants comme des risques sérieux : protéger les yeux, garder les mains hors zone cadre, et prévenir les risques de pincement/médicaux/électroniques.- Portez des lunettes (ou lunettes de protection) pendant la surveillance : une aiguille cassée peut être projetée.
- Gardez les mains hors de la zone du cadre quand la machine tourne ; ne tentez pas de « rattraper » un fil en mouvement.
- Gardez les doigts hors de la zone de fermeture des cadres magnétiques pour éviter le pincement.
- Éloignez les cadres magnétiques des pacemakers/pompes à insuline et évitez la proximité d’ordinateurs portables ou cartes bancaires.
- Critère de réussite : le cadre se verrouille sans doigts dans la zone de pincement et l’opération reste mains libres après appui sur le bouton vert.
- Si ça échoue encore : arrêter la machine, couper l’alimentation avant réglage, et vérifier que le cadre est bien en place et sans obstruction avant reprise.
