Pulse DG16 + Corel Fusion (Draw Fusion) : convertir un fichier de points DST en ligne de coupe appliqué propre (SVG/PDF)

· EmbroideryHoop
Ce guide pratique détaille le workflow de Jeff (Pulse DG16 + Corel Fusion / Draw Fusion) pour transformer un fichier de broderie existant au format .DST en une ligne de coupe vectorielle propre pour l’appliqué. Vous apprendrez à vérifier les trims et l’empilement des points de départ/fin, à convertir les points en vecteurs, à supprimer les artefacts de points de déplacement via l’édition de nœuds, à refermer et combiner correctement les formes, à lisser des tracés « en escalier » sans déformer les lettres, puis à utiliser une méthode fiable de “Save As” en .CDR afin d’exporter en SVG/PDF pour votre cutter/plotter.
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Sommaire

Pourquoi convertir des fichiers de points en vecteurs ?

Si vous avez déjà essayé de prendre un fichier de broderie « fini » (par ex. un .DST) et de l’envoyer à un cutter/plotter pour préparer un appliqué, vous avez rencontré le même blocage que Jeff traite ici : un fichier de points est une suite de mouvements d’aiguille, pas une géométrie propre. Un fichier de broderie, c’est une carte de milliers de coordonnées ; un cutter, lui, veut une trajectoire unique et continue — un contour par forme — pour couper une seule fois, proprement et de manière reproductible.

Ce workflow, au format “tutoriel atelier”, montre comment combler cet écart avec Pulse DG16 et Corel Fusion (Draw Fusion). Nous allons voir comment :

  • Ouvrir un .DST dans Pulse DG16 et le préparer pour que la conversion se comporte correctement.
  • Utiliser Corel Fusion (Draw Fusion) pour convertir des objets de points en contours vectoriels.
  • Corriger l’artefact le plus fréquent : les points de déplacement (travel stitches) qui deviennent des « formes » parasites.
  • Lisser des vecteurs issus de points (effet “marches d’escalier”) pour obtenir des courbes compatibles cutter.
  • Exporter un vrai fichier de coupe (SVG/PDF) même lorsque Draw Fusion bloque l’export direct.
Jeff introducing the tutorial topic with studio lighting.
Introduction

Petit rappel réaliste : cette méthode est idéale quand vous avez déjà un fichier de broderie fiable et que vous voulez une ligne de coupe d’appliqué parfaitement assortie, sans redessiner l’illustration à zéro.

The 'Merry' stitch file opened in Pulse DG16 workspace showing stitch view.
Reviewing Stitch File

La valeur “production” cachée : Si vous faites de l’appliqué en série, le gain n’est pas seulement le temps économisé sur le dessin des vecteurs — c’est la constance répétable. Une fois la ligne de coupe propre, chaque pièce de tissu correspond exactement au placement de la broderie. Résultat : moins de retouches et moins de « liseré blanc » entre le bord du tissu et la bordure satin.

Conseil pro : En production (50+ pièces), la découpe manuelle détruit la rentabilité. Passer à un workflow d’appliqué pré-découpé permet de mettre sous cadre le vêtement, lancer le point de placement, poser la pièce déjà coupée, puis continuer à coudre. C’est là que l’outillage et la méthode font vraiment passer un atelier à l’échelle.

Étape 1 : préparer votre motif dans Pulse DG16

Avant de toucher aux outils vectoriels, la qualité de votre ligne de coupe dépend fortement de la « propreté » du fichier de points en tant qu’ensemble d’objets. Pensez “mise en place” : si la base est sale, la conversion le sera aussi.

Ce que Jeff fait dans la vidéo

Il ouvre un fichier DST (nommé « Merry1.dst ») dans Pulse DG16 et vérifie deux points critiques :

  1. Trims entre les lettres : chaque lettre doit être séparée par des trims. Si le logiciel “pense” que les lettres sont reliées par du fil, il créera une ligne vectorielle qui les connecte.
  2. Points de départ et d’arrêt superposés : les points d’entrée et de sortie d’une forme doivent être exactement au même endroit. Cela aide à obtenir une boucle « fermée », essentielle pour une conversion vectorielle propre.
Clicking the 'Draw Fusion' icon on the toolbar.
Activating integration

Contrôles “atelier” qui évitent de perdre du temps plus tard

Même si le cœur du tuto est logiciel, l’appliqué reste un process physique. Si vous ne préparez pas la suite “réelle”, vous pouvez obtenir un SVG parfait… et un résultat brodé catastrophique.

  • Tissu d’appliqué : repassez/pressage à plat. Les plis deviennent des imprécisions de coupe au plotter.
  • Adhésif : appliquez un adhésif temporaire (spray repositionnable) ou une toile thermocollante (type HeatnBond) au dos du tissu avant la découpe. Objectif : limiter l’effilochage et stabiliser la pièce.
  • Stabilisateur / renfort : l’appliqué ajoute de la matière. Sur t-shirts standards, un cutaway moyen (2,5–3,0 oz) sert de “filet de sécurité”. Le tearaway est plus risqué : la bordure satin peut le perforer et vous faire perdre le repérage.
  • Aiguilles : prévoyez des aiguilles neuves. Les bordures satin denses fatiguent vite une pointe émoussée. Une 75/11 Sharp ou Ballpoint (selon le textile) est une base courante.
  • Cadres à broder : point de difficulté classique. Les cadres traditionnels peuvent laisser des marques de cadre / empreintes du cadre sur les textiles délicats, surtout quand on manipule et presse le tissu d’appliqué.
    • Pivot atelier : si vous luttez contre les marques de cadre ou si la mise en cadre est pénible sur des épaisseurs (hoodies, molleton), regardez les systèmes cadre de broderie magnétique. Ils pincent sans forcer l’assemblage “anneau intérieur/extérieur”, ce qui réduit la fatigue des mains et l’écrasement des fibres.
Avertissement
Même si vous « ne faites qu’un fichier de coupe », l’appliqué implique aiguilles, lames et manipulations proches. Ne mettez jamais vos doigts dans la zone du cadre quand la machine est en marche. Une aiguille à 800 points/min (SPM) est plus rapide que vos réflexes.

Checklist de préparation (fin de section)

  • Ouvrir le DST dans Pulse DG16 et confirmer que le motif correspond visuellement à l’attendu.
  • Vérifier les trims : un trim sur chaque lettre/objet pour éviter les « lignes de liaison » dans le vecteur.
  • Vérifier la superposition : points start/stop superposés pour favoriser des formes fermées.
  • Contrôler la taille : la vidéo montre environ 150 mm de largeur. Note : évitez de redimensionner les vecteurs après export, sinon ils ne correspondront plus aux points.
  • Cible d’export : décider maintenant si votre cutter attend du SVG ou du PDF, pour éviter de refaire la fin du process.

Étape 2 : activer Draw Fusion et lancer la conversion

C’est l’étape “pont” : Pulse DG16 transfère les objets de points vers l’environnement Corel via Draw Fusion.

Les réglages exacts montrés

Quand Jeff clique l’icône Draw Fusion, une fenêtre de réglages apparaît. Ici, la précision évite le classique “garbage in, garbage out”. Il utilise :

  • Convert fill shapes to: Satin Path or Complex Fill
  • Convert outline shapes to: Run
  • Transaction options: Selection only

Il précise que, comme il va du logiciel de numérisation vers Corel (sens inverse de « ajouter un artwork puis le renvoyer »), il peut valider l’invite et continuer.

Settings dialog for converting stitch shapes to vectors during import.
Configuring Import

Ce que vous devez voir à l’écran

Après conversion, le motif apparaît en contours vectoriels dans la vue d’intégration Corel.

Contrôle “sensoriel” :

  • Visuel : des traits fins, type “fil de fer”.
  • Focus : zoomez fort sur les lettres avec contre-formes (comme « e », « a », « o »). Cherchez des « connexions bizarres » ou des lignes qui traversent un vide.
The design converted to vector outlines inside the Corel integration view.
Vector Conversion Result

Note pratique pour réussir la coupe : votre objectif est un seul contour propre par bord à couper. Toute ligne qui ressemble à une liaison est un signal d’alerte : le cutter risque de trancher au milieu de votre pièce de tissu.

Étape 3 : nettoyer les nœuds et supprimer les points de déplacement

C’est le problème central résolu par la vidéo : les points de déplacement (travel stitches). En broderie, c’est un mouvement nécessaire pour aller d’un point A à un point B sous une zone satin. En vectoriel, c’est une ligne indésirable qui ruine la coupe.

Close up of the letter 'e' showing the extra line/node connecting the inner loop.
Identifying Error

Symptôme à repérer

Jeff zoome sur la lettre « e » et trouve une ligne/nœud de connexion en trop qui relie l’intérieur et l’extérieur.

Si vous coupez tel quel, le cutter va :

  1. Couper l’extérieur de la lettre.
  2. Couper une ligne “au hasard” à travers la lettre.
  3. Couper le trou intérieur.

Résultat : pièce de tissu inutilisable.

La correction exacte montrée (édition de nœuds)

Ici, il faut une logique de chirurgien : retirer le “mauvais” sans abîmer le “bon”.

  1. Passer en Node Edit : le curseur devient un outil de manipulation.
  2. Identifier le nœud coupable : celui qui ancre la ligne de déplacement.
  3. Casser le tracé : clic droit sur le nœud → Break Apart.
Context menu showing 'Break Apart' selected on a specific node.
Editing Nodes

Une fois le tracé cassé, la ligne n’est plus une boucle continue. Jeff écarte les nœuds pour révéler la structure du déplacement, puis supprime les nœuds appartenant à la ligne parasite.

Dragging a node path away to reveal the travel stitch structure.
Cleaning up paths

Il insiste sur l’objectif : un seul passage de contour — pas deux.

Points de contrôle et résultats attendus

Contrôle A (après Break Apart) :

  • Visuel : le nœud change d’état (extrémités séparées / indicateurs de rupture).
  • Action : en tirant une extrémité, elle doit bouger indépendamment.

Contrôle B (après suppression des nœuds de déplacement) :

  • Visuel : la ligne de liaison disparaît complètement.
  • Statut : un “vide” volontaire apparaît là où la liaison existait.

Astuce du workflow (annuler fait partie du process)

Jeff utilise Ctrl+Z quand il attrape le mauvais nœud. Ce n’est pas une erreur de débutant : c’est normal. Les vecteurs issus de points peuvent contenir des centaines de nœuds.

Confort mental : ne vous énervez pas si vous supprimez la mauvaise ligne. Un logiciel transforme souvent une “courbe” en “plein de petits segments”. Zoomez à 400 % (ou plus) pour saisir le bon nœud.

Là où l’efficacité atelier devient critique

Pour un appliqué perso, ce nettoyage est gérable. Pour 200 maillots, l’édition manuelle de nœuds devient un goulot.

Upgrade production : Pour que ce soit rentable, standardisez la préparation des fichiers. Et si votre goulot se déplace du logiciel vers la manipulation (mise en cadre, alignement, répétabilité), l’organisation du poste compte. Beaucoup d’ateliers en volume utilisent une station de cadrage pour machine à broder afin de préparer le vêtement suivant pendant que la machine coud encore, et réduire les temps morts.

Étape 4 : lisser les tracés “en escalier” pour une coupe plus propre

Une fois les points de déplacement supprimés, Jeff traite le second problème côté cutter : les bords dentelés.

Pourquoi les vecteurs deviennent dentelés

Un fichier de points n’est pas une courbe : c’est une série de pénétrations d’aiguille. À la conversion, ces coordonnées X/Y deviennent des nœuds. Un seul « C » peut se retrouver découpé en dizaines de segments.

Conséquence :

  • Bruit : le cutter “mitraille” les points et le moteur force.
  • Résultat : bord de tissu irrégulier, lame qui s’use plus vite.

La méthode de lissage de Jeff (sans déformer la lettre)

  1. En Node Edit, sélectionner tous les nœuds d’une lettre (Ctrl+A fonctionne souvent à l’intérieur de l’objet).
  2. Repérer le curseur Curve Smoothness (souvent dans la barre de propriétés).
  3. Monter progressivement : augmenter jusqu’à faire disparaître l’effet “marches”.
  4. Point d’arrêt : s’arrêter avant que la forme se déforme ou que des doublons/écarts apparaissent.
Joining two nodes together to close the gap in the vector shape.
Closing Shape

Il montre un signal visuel clair : si vous poussez trop, le tracé s’éloigne de la trajectoire d’origine.

Pourquoi c’est critique : si votre ligne de coupe dérive de 2 mm par rapport aux points, votre bordure satin (souvent 3–4 mm) peut ne plus couvrir le bord du tissu, laissant un bord brut visible.

Cursor clicking the 'Combine' button on the top toolbar.
Combining Objects

Combine + Close Curve pour les lettres complexes

Pour les lettres avec contre-formes (comme « e ») :

  1. Sélectionner la forme extérieure et le “trou” intérieur.
  2. Cliquer Combine.
  3. Vérifier que Close Curve est actif.
Verifying the 'Close Curve' icon is active in properties.
Verifying Geometry
Adjusting the 'Smoothness' slider to remove jagged edges from the text.
Smoothing Vectors

Idée : cela indique au cutter : « c’est un seul objet avec un trou », plutôt que « deux cercles séparés ».

Note appliqué (pourquoi le lissage aide aussi la couture)

Même si vous préparez un fichier de coupe, une coupe plus lisse donne un appliqué plus net. Si le bord du tissu est irrégulier, le satin doit “travailler” davantage pour couvrir les petites fibres.

Point important : la vidéo ne donne pas de marque de fil ; restez sur vos consommables habituels, mais retenez le principe : plus la coupe est propre, plus la bordure satin couvre facilement.

Étape 5 : contourner la restriction d’export et sortir un SVG

C’est le “piège” frustrant : Draw Fusion dans Pulse empêche souvent l’export direct vers des formats comme SVG.

La méthode de Jeff (séquence exacte)

  1. Dans la vue intégrée Draw Fusion/Corel, aller dans File > Save As.
  2. Étape cruciale : enregistrer en .CDR (format Corel) sur un disque local (ex. Downloads). Ne pas tenter d’exporter tout de suite.
Proceeding to smooth the remaining letters in the word 'Merry'.
Batch Editing

Ensuite :

  1. Ouvrir une instance autonome de CorelDRAW (séparée de la fenêtre Pulse).
  2. Ouvrir le fichier .CDR que vous venez d’enregistrer.
Saving the file as a CDR file to the downloads folder.
Workaround Save

Jeff indique que vous pouvez voir un message “currently in use” si le fichier intégré est encore ouvert. Sa solution pratique : refaire un Save As pour créer une nouvelle version (ex. Design_v2.cdr) afin de lever le verrouillage.

Export final

Dans CorelDRAW (autonome) :

  • Aller dans File > Export.
  • Choisir SVG ou PDF selon votre cutter.
Opening the saved file in a fresh CorelDRAW window.
Opening in Standalone

Points de contrôle et résultats attendus

Contrôle A (après enregistrement .CDR) :

Vérification
dans l’explorateur Windows, le fichier .CDR existe et n’est pas vide.

Contrôle B (après export) :

Vérification
ouvrir le SVG dans un navigateur (Chrome/Edge). Il doit s’afficher comme un dessin au trait propre, sans pixellisation.

Préambule (ce que vous allez apprendre, et pour qui)

Ce workflow s’adresse à des brodeurs machine et numériseurs de niveau intermédiaire. Il suppose que vous êtes déjà à l’aise avec les bases de Pulse DG16 et de Corel Fusion.

Objectif : partir d’un fichier de points “hérité” (quand l’illustration d’origine est perdue) et reconstituer une ligne de coupe d’appliqué précise.

Terminologie : en recherche web, ce process est souvent appelé Stitch to SVG conversion. Le changement de mentalité est simple : vous ne faites pas “Enregistrer sous” — vous reconstruisez une géométrie pour qu’une lame puisse suivre un chemin.


Préparation (avant de cliquer partout)

Ce qu’il vous faut (logiciels + contexte projet)

  • Pulse DG16 (niveau Composer ou supérieur).
  • Corel Fusion / Draw Fusion (module d’intégration).
  • CorelDRAW (installation autonome).
  • Fichier source : un .DST que vous avez le droit de modifier.
  • Matériel : un cutter/plotter (Cricut, Cameo, Graphtec, etc.).

Arbre de décision : ce workflow est-il adapté ?

Si votre motif est... Alors...
Géométrie simple (carrés, cercles) Redessinez dans Corel/Illustrator : ce sera plus rapide.
Texte complexe ou logos spécifiques Utilisez ce workflow. Reproduire exactement un lettrage à partir des points est difficile.
Série / production Utilisez ce workflow. La précision est indispensable dès 50+ pièces.
Projet hobby unique Envisagez la méthode “découpe main” (point de placement → poser tissu → point de fixation → découpe aux ciseaux).

Contrôles cachés qui évitent de refaire le travail

  • Gestion de versions : créez une structure de dossiers. Sauvegardez en Project_Stitch.dst, Project_Work.cdr, Project_Cut.svg. N’écrasez jamais la source.
  • Planification de l’offset : Jeff mentionne qu’on peut ajouter un offset. Décidez maintenant : ligne de coupe exactement sur la ligne de points, ou légèrement “rentrée” (inset) pour que le satin couvre mieux le bord.
  • Mode formation : si vous construisez un Appliqué cut line tutorial interne, notez la valeur de lissage que vous utilisez afin que tout le monde produise la même qualité.

Checklist de préparation (fin de section)

  • Pulse DG16 ouvre le DST sans erreurs/objets manquants.
  • Contrôle visuel : trims présents entre toutes les lettres.
  • Sécurité fichier : vous savez où enregistrer le .CDR intermédiaire (pas dans un dossier temporaire).
  • Format confirmé : vous savez si votre cutter demande SVG, PDF ou DXF.

Réglages (paramètres de conversion pour des vecteurs gérables)

Quand vous cliquez sur l’icône Draw Fusion, tenez-vous aux réglages montrés par Jeff :

  • Convert fill shapes to: Satin Path or Complex Fill.
  • Convert outline shapes to: Run.
  • Transaction: Selection only.

Ces réglages visent à obtenir des contours éditables. D’autres options peuvent produire des rendus difficiles à modifier.

Ressource : si vous débutez sur l’interface, revoir un Pulse DG16 tutorial peut aider, car ce workflow suppose que vous savez où se trouvent les commandes.

Checklist de réglages (fin de section)

  • Lancement : Draw Fusion s’ouvre et la fenêtre de conversion apparaît.
  • Paramètres : Fill/Outline identiques à ceux de la vidéo.
  • Résultat : vous voyez des contours vectoriels (traits fins) sur le motif.

Opération (pas à pas avec critères de validation)

Étape 1 — inspecter les vecteurs convertis

Zoomez à 400 %. Parcourez le motif comme une carte. Cherchez des “routes” (lignes) qui ne devraient pas exister. Critère de réussite : vous identifiez toutes les liaisons dues aux points de déplacement.

Étape 2 — casser la connexion du point de déplacement

Avec l’outil Node Edit : clic droit sur le nœud problématique → Break Apart. Critère de réussite : le contour est cassé ; les extrémités se déplacent indépendamment.

Étape 3 — supprimer les nœuds du point de déplacement

Sélectionnez les nœuds “parasites” créés par le déplacement et appuyez sur Suppr. Critère de réussite : la ligne de pont a disparu. Il reste un vide volontaire.

Étape 4 — refermer les formes (Join)

Sélectionnez les deux extrémités ouvertes (sur la forme conservée) → clic droit → Join.

The final Export dialog showing PDF/SVG options.
Exporting Final File

Critère de réussite : la forme redevient une boucle fermée.

Étape 5 — combiner les objets complexes

Pour les formes “donut” (e, o, a, d) : sélectionner intérieur + extérieur → Combine → activer Close Curve. Critère de réussite : déplacer la lettre déplace les deux parties ; le cutter la comprend comme un chemin composé.

Étape 6 — lisser le contour

Sélectionner tous les nœuds → augmenter le Smoothness. Critère de réussite : le nombre de nœuds baisse fortement et la ligne devient fluide.

Checklist opérationnelle (fin de section)

  • Propre : aucune lettre n’a de ligne de liaison involontaire.
  • Fermé : tous les contours sont des boucles fermées (indispensable pour un cutter).
  • Composé : les lettres avec trous sont combinées correctement.
  • Lisse : les bords sont assez fluides pour que la lame suive sans à-coups.
  • Sauvegardé : le fichier .CDR de travail est enregistré.

Contrôles qualité (à vérifier avant de couper le tissu)

Avant de gaspiller du tissu d’appliqué, faites ces contrôles “pré-vol” :

Contrôles géométriques à l’écran

  1. Nombre de passages : survolez la ligne de coupe. Est-ce une seule boucle ? Si deux lignes se superposent, le cutter coupera deux fois (et peut déchirer le support).
  2. Contrôle des “pics” : zoomez/dézoomez. Cherchez des pointes qui partent dans le vide — souvent causées par la suppression du mauvais nœud.

Contrôles dans le logiciel du cutter

Importez le SVG/PDF dans votre logiciel (ex. Cricut Design Space).

  • Contrôle visuel : voyez-vous des “blobs” noirs ? (souvent signe de chemins non fermés).
  • Contrôle des lignes : les lignes de coupe sont-elles exactement là où vous les voulez ?

Dépannage (Symptôme → Cause → Correctif)

Symptôme Cause probable Correctif rapide
Le cutter coupe deux fois Les points de déplacement ont été convertis en vecteurs. Node Edit → Break Apart → supprimer les nœuds en trop → Join pour refermer.
Coupe lente / dentelée Trop de nœuds (points) issus du fichier de broderie. Sélectionner tous les nœuds → augmenter le curseur “Smoothness”.
Impossible d’exporter Draw Fusion limite l’export direct en SVG. Save As en .CDR → ouvrir dans Corel autonome → Export.
Manques dans la coupe Le chemin vectoriel est “ouvert”. Sélectionner les extrémités → clic droit → “Join”.
Effilochage du tissu Tissu non stabilisé ou lame émoussée. Appliquer une toile thermocollante (type HeatnBond) ; changer la lame du cutter.

Attention : « Ça a l’air bon à l’écran, mais ça rate à la coupe »

Un problème fréquent en pratique : les micro-boucles. Une ligne peut se croiser sur elle-même (mini “8”). Le logiciel l’ignore, mais la lame peut accrocher et déchirer. Faites toujours une coupe test sur une chute avant de lancer une série.


Résultats (ce que vous obtenez à la fin)

À la fin, vous disposez d’assets concrets qui ajoutent de la valeur :

  1. Un master vectoriel propre : un .CDR modifiable.
  2. Un fichier de coupe production : un SVG/PDF prêt pour le cutter.
  3. De la répétabilité : la capacité de couper 50 pièces d’appliqué identiques.

Si votre prochain goulot n’est plus le logiciel mais le débit “mains sur matière”, il est temps d’optimiser la partie manipulation.

Stratégie niveau supérieur : En atelier, le temps perdu à mettre sous cadre et à lutter contre les marques de cadre finit par coûter cher. Passer à des cadres de broderie magnétiques accélère la mise en cadre et réduit la fatigue. Et associer cela à une station de cadrage pour la broderie aide à placer chaque appliqué au même endroit, de façon répétable.

Avertissement sécurité (aimants) : si vous passez aux cadres magnétiques, sachez qu’ils utilisent des aimants néodyme puissants.
* Santé : à tenir éloignés des pacemakers et implants médicaux.
* Sécurité : risque de pincement ; ne mettez pas les doigts entre les parties.
* Électronique : à stocker loin des cartes, téléphones et écrans.

Dernière note : le seul commentaire sous la vidéo est simple et positif (« Good video thanks »). La meilleure façon d’ancrer cette compétence est de la pratiquer tout de suite : prenez un DST simple, nettoyez-le, exportez, faites une coupe test, puis cousez. C’est l’expérience qui verrouille la méthode.