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Si vous avez déjà ouvert la zone de canette, vu une petite « boule de poussière » et eu le réflexe de tout souffler à la bombe d’air—stop.
Je travaille dans ce secteur depuis 20 ans, et j’ai vu trop de machines à broder parfaitement fonctionnelles arriver à l’atelier « mystérieusement bloquées » après un nettoyage pourtant bien intentionné. La remise en état est rarement rapide, et presque jamais bon marché.
La broderie machine, c’est une science de frottements, de tensions et de physique. Si on la traite comme un loisir « au feeling », la machine se défend. Si on la traite comme un système, elle délivre une qualité régulière.
Ce guide reprend les points clés d’un récent livestream d’atelier pour en faire un workflow sûr et répétable. On va couvrir la méthode « sandwich flottant » sans thermocollant pour les panneaux, comment piloter le contraste des fils avec un test simple (le « test du plissement des yeux »), et pourquoi de plus en plus d’ateliers passent aux cadres magnétiques pour limiter les marques de cadre.

Le moment « ça doit aller » : ne paniquez pas—devenez méthodique avec votre machine à broder
Beaucoup ne pensent à la maintenance que quand quelque chose déraille : un toc-toc régulier, un fil qui s’effiloche, ou un volant qui devient dur. C’est souvent le bruit d’un système qui commence à se gripper.
L’objectif ici, c’est d’adopter un état d’esprit plus calme et plus pro. La majorité des problèmes sont évitables si vous abordez la broderie comme un pilote fait sa check-list avant décollage. Il s’agit de maîtriser les variables : Tissu + stabilisateur + fil + tension de mise en cadre.
Deux vérités de terrain :
- La peluche n’est pas l’ennemi ; ce sont les peluches compactées dans les zones mécaniques.
- Les « solutions rapides » (type bombe d’air) créent souvent des problèmes lents et coûteux en poussant les débris dans des zones graissées et difficiles d’accès.
Avertissement : sécurité mécanique
Avant de mettre les mains près des aiguilles, des coupe-fils ou de la zone crochet/canette pour nettoyer ou enfiler, éteignez la machine. Si ce n’est pas possible, activez au minimum le « Lock Mode ». Un démarrage intempestif (écran touché par erreur, coude, etc.) peut provoquer des blessures sérieuses.

Réalité « projet client » : à quoi ressemble une finition propre sur une machine à broder 10 aiguilles
Le livestream démarre avec un show-and-tell : un coussin « Summer Jammin’ » brodé avec plusieurs techniques. C’est un bon rappel : une belle broderie ne dépend pas seulement d’un « bon fichier »—elle dépend de la tenue structurelle.
Pour juger si un montage est réellement prêt pour une production (ou au moins pour un résultat vendable), je regarde trois indicateurs très concrets :
- Contraste lisible : le lettrage doit ressortir, pas se fondre.
- Stabilité de surface : passez la main. Si vous sentez des ondulations ou du « tunnel », la stabilisation a échoué.
- Dos propre : pas de « nids d’oiseaux » ni de guerre de tension.
Si vous travaillez sur une machine de type machine à broder à 10 aiguilles brother, ces micro-décisions font la différence entre un essai d’amateur et un SKU commercialisable. Les machines multi-aiguilles sont faites pour la cadence, mais elles exigent des entrées propres (mise en cadre, stabilisation, fil) pour donner une finition régulière.

Le sandwich de panneau sans thermocollant : préparer un panneau Poinsettia sans se « verrouiller »
Pour le cours Poinsettia Panel, Patrick partage une préparation que je recommande dès qu’on risque de devoir redimensionner le motif en cours de route (très courant sur les panneaux) :
- Ne pas prélaver (dans ce workflow précis de panneau/décoration murale).
- Ne pas utiliser de thermocollant.
- Ne pas utiliser de spray de collage.
- La solution : superposer un sandwich simple : Dessus (panneau) + ouatine + dos en mousseline (muslin) ou tissu ton sur ton.
Pourquoi c’est important (la mécanique du tissu) : les thermocollants/adhésifs créent une liaison permanente. Si vous réalisez ensuite que vous devez agrandir/réduire un motif (par exemple 10 %) pour qu’il tombe juste dans la mise en page du panneau, une couche collée « résiste » aux micro-mouvements, ce qui favorise les fronces, bulles et déformations autour des points. Un sandwich « flottant » permet aux couches de bouger ensemble de façon infime et d’absorber la rétraction de broderie.
La préparation « invisible » qui vous sauve plus tard (spécial panneaux)
Voici un workflow d’atelier : une fois que l’aiguille pique, vos options se réduisent.
- Mettre le panneau d’équerre et le soutenir : un panneau est rarement imprimé parfaitement dans le droit-fil. Si vous coupez au tissage, l’image peut finir de travers. Coupez/repérez selon l’image.
- Choisir un dos qui « se tient » : la mousseline apporte de la tenue sans sur-épaisseur.
- Garder le sandwich à plat : Patrick le prépare au sol. En atelier, une grande table fait pareil. Le point clé : le tissu doit être posé, sans être étiré.
Note consommables : n’essayez pas « d’économiser » en mettant un dos en maille/jersey sous un panneau plus lourd juste parce que vous l’avez sous la main. Une maille s’étire : si votre support s’étire, vos contours finiront par ne plus tomber sur vos remplissages.
Checklist de préparation (sandwich de panneau)
- Contrôle visuel : vérifier le sens du panneau (haut/bas) et la rotation du fichier.
- Superposition : Dessus + ouatine + mousseline (sans thermocollant).
- Contrôle tactile : lisser les couches : elles doivent être planes, sans tension.
- Stratégie stabilisateur : si le motif est dense, ajouter une feuille de tearaway sous le cadre pour gagner en rigidité.
- Anticipation canettes : prévoir assez de fil de canette pour finir. Tomber en panne en plein point satin laisse des reprises visibles.

Un contraste de fil qui se voit vraiment : règle « clair sur foncé / foncé sur clair » pour les feuilles
Patrick donne une règle simple et très efficace pour obtenir des nervures lisibles :
- Pour les feuilles foncées, choisir la teinte de fil la plus claire de votre palette.
- Pour les feuilles claires, choisir la teinte de fil la plus foncée de votre palette.
Test sensoriel (test du plissement des yeux) : reculez d’environ 1,5 m (5 pieds). Si vous devez plisser les yeux pour distinguer les nervures, le contraste est trop faible.
Le but n’est pas de « matcher » l’imprimé : le but est de créer de la définition.
Il mentionne aussi l’usage d’un fil multicolore (Mirage) au centre, et Isacord pour d’autres zones. À garder en tête : Isacord est un polyester (résistance/brillance), alors que le coton (aspect mat) ne se comporte pas pareil. Mélanger les familles de fils peut être un choix esthétique, mais il faut rester attentif aux tensions et à la friction.
Ajout atelier : pourquoi le contraste bat le ton-sur-ton (surtout sur les panneaux imprimés)
Les panneaux imprimés sont visuellement « chargés ». Si vous choisissez un fil trop proche de l’imprimé, la broderie disparaît.
Une approche orientée contraste fonctionne parce que :
- Définition des bords : les satins jouent le rôle de cadre.
- Texture vs bruit visuel : les remplissages deviennent une texture volontaire.
- Rendu photo : si vous vendez en ligne, un contraste net se photographie beaucoup mieux.
Si vous mettez en place de la mise en cadre pour machine à broder sur panneaux, améliorer le contraste est souvent le gain qualité le plus rapide—bien avant de changer de logiciel.

Leçon du kit Halloween : les panneaux ne sont pas toujours dans le droit-fil—coupez selon le motif, pas selon le bord
Le livestream souligne une réalité importante avec le kit « Happy Halloween » : c’est l’imprimé qui commande.
Patrick précise que le panneau était hors droit-fil. Il a coupé en se basant sur les arabesques imprimées, pas sur le tissage.
Standard pro : Si vous alignez un carré imprimé sur la grille plastique du cadre, mais que l’imprimé est légèrement en biais, votre broderie sera parfaitement droite par rapport au cadre, mais visuellement de travers par rapport au dessin. Ignorez le bord du tissu et alignez l’aiguille sur les axes du motif imprimé. Pour les débutants, tracer une croix de repérage sur l’imprimé avec un stylo hydrosoluble est une étape clé.

Le piège des casses de fil : coton + fil de broderie + vitesse = ruptures
Une question de spectateur met en lumière une frustration fréquente : le fil casse quand on utilise du coton.
La mécanique du problème : Le fil de broderie (polyester/rayonne) est conçu pour glisser. Le coton a plus de friction. Si vous faites passer un coton 40 wt dans un chemin de tension pensé pour un polyester plus « glissant », la friction augmente, la chaleur aussi—et les ruptures suivent.
- Le mélange : fil de broderie en fil supérieur + coton en canette peut créer un « tir à la corde » où le plus fort remonte l’autre à la surface.
- La vitesse : le coton n’aime pas les cadences très élevées.
Ce que je surveillerais (sans contredire votre manuel)
Si vous passez au coton pour un rendu « mat/vintage », il faut adapter vos paramètres.
Zone de départ « coton » :
- Aiguille : passer sur une Topstitch 90/14 (œil plus grand = moins de friction).
- Vitesse : descendre vers 600–700 SPM comme base prudente.
- Tension : il peut être nécessaire de relâcher légèrement la tension du fil supérieur (souvent 10–15 %) et de tester.
Astuce atelier : si la casse se produit toujours exactement au même endroit du motif, suspectez plutôt un « nœud » de numérisation / une densité excessive qu’un problème mécanique.

Règle d’or : « ne soufflez pas—aspirez » (nettoyage de la zone de canette avec micro-aspiration)
C’est le conseil de maintenance le plus important : la poussière doit sortir de la machine, pas migrer à l’intérieur.
Patrick décrit le scénario catastrophe : l’air comprimé pousse les peluches derrière le boîtier de canette, où elles se compactent autour de courroies, pignons et zones moteur. Avec le temps, cela forme une sorte de « feutre » qui peut bloquer la mécanique.
Protocole correct :
- Décoller : avec une petite brosse, décoller doucement les peluches visibles.
- Extraire : aspirer avec un micro-embout (brosse/crevasse) pour retirer les débris.
Si vous choisissez des outils de nettoyage, privilégiez ceux qui permettent une extraction contrôlée.
Checklist (outils de nettoyage & accès sécurisé)
- Mise hors tension : éteindre la machine pour éviter tout mouvement accidentel.
- Retrait boîtier de canette : enlever le boîtier (métal/plastique) pour accéder à la course.
- Brossage doux : décoller et ramener les peluches vers l’extérieur (ou les préparer pour l’aspiration).
- Aspiration : aspirer les débris avec un micro-embout.
- Goutte d’huile : uniquement si votre manuel le demande, déposer une goutte d’huile claire sur la course.
- Remontage : tourner le volant à la main pour vérifier la fluidité avant remise sous tension.


Panique « mèche » : reconnaître les oil wicks (et pourquoi il ne faut jamais les arracher)
Les nouveaux propriétaires paniquent parfois en voyant un morceau de feutre « duveteux » près d’un coupe-fil ou d’une zone mécanique. Ils pensent que c’est une grosse peluche et tentent de l’attraper à la pince.
STOP.
Patrick prévient : c’est une mèche d’huile (oil wick). C’est une pièce fonctionnelle conçue pour retenir le lubrifiant et le relâcher progressivement. Si vous l’arrachez, vous retirez un élément de lubrification localisée sur une zone à forte friction.
À quoi ressemble une mèche (repères visuels)
- Forme : feutre carré/rectangulaire, découpé proprement.
- Emplacement : positionné de façon nette près d’un coupe-fil / d’une zone prévue.
- Aspect : souvent plus sombre ou « humide » (imprégné d’huile), contrairement aux peluches.
Si le « duvet » est uniforme et clairement installé, n’y touchez pas. La peluche est anarchique ; la mèche est intentionnelle.
Avertissement : sécurité des cadres magnétiques
Comme on parle d’outils, notez que les cadres magnétiques utilisent des aimants puissants.
* Risque de pincement : ils peuvent claquer et pincer fort. Faites-les glisser pour les séparer, ne tirez pas.
* Sécurité médicale : garder au moins 6 inches des pacemakers et ICD.
* Objets sensibles : éloigner des cartes bancaires et des anciens disques durs.

L’arbre de décision atelier : dos & stabilisateur pour panneaux (pour éviter de rebroder)
Le livestream mentionne un dos en mousseline ; formalisons. Un mauvais stabilisateur est une cause majeure de défauts de repérage (contour qui ne tombe plus sur le remplissage).
Arbre de décision : choisir la stratégie de support
- Votre tissu de base est-il stable (coton tissé) ou extensible (maille/jersey) ?
- Extensible/maille : STOP. Il faut un cutaway. Un tearaway finira par se déformer, et un dos en maille est trop souple.
- Tissé stable : passer à l’étape 2.
- Allez-vous redimensionner le motif pour l’adapter au panneau ?
- Oui : éviter thermocollant et spray. Utiliser le sandwich flottant (dessus + ouatine + mousseline).
- Non : un adhésif temporaire peut aider, mais restez cohérent avec votre process.
- La densité de points est-elle élevée ?
- Oui : il faut de la rigidité. Ajouter une couche de tearaway sous le cadre, ou utiliser un cadre qui maintient bien sans écraser.
- Non : le sandwich standard suffit.
Ce n’est pas de la théorie : c’est une check-list qui évite le classique « pourquoi mon cercle est devenu ovale ? ».

Vitesse vs qualité de mise en cadre : quand une station de mise en cadre ou un cadre magnétique devient rentable
Les panneaux (et les sandwiches épais) sont typiquement là où les marques de cadre créent des dégâts. Les marques de cadre, c’est cet anneau brillant/écrasé laissé par un cadre plastique. Sur des cotons foncés ou des velours, c’est parfois permanent.
Et en production, la mise en cadre classique fatigue les poignets. Voici une trajectoire d’upgrade selon votre douleur principale :
Option 1 : corriger l’alignement Si votre problème est de mettre le tissu bien droit, une station de cadrage pour la broderie est une réponse logique : le gabarit maintient le cadre extérieur, et vous positionnez avec les deux mains.
Option 2 : texture & efficacité (souvent le meilleur ROI) Si vous luttez avec des sandwiches épais, des douleurs, ou des marques de cadre, les cadres de broderie magnétiques sont une solution courante.
- Moins de marques : maintien par pression uniforme, sans écrasement par serrage.
- Épaisseurs : meilleure tenue sur ouatine + panneau.
- Rapidité : pas de vis à serrer ; on positionne et on ferme.
En atelier multi-aiguilles, chercher cadres de broderie magnétiques est souvent le premier pas vers une mise en cadre plus rapide et plus régulière.
Si vous utilisez déjà des stations de cadrage mais que vous abîmez encore les tissus, changer le cadre (vers un modèle magnétique) est souvent l’évolution logique.

Réalité multi-aiguilles : canettes assorties, cônes préparés, et zéro chaos au milieu du panneau
En atelier, l’objectif est la prévisibilité, pas seulement l’esthétique. Tomber en panne de canette au milieu d’un panneau complexe est un vrai problème, car le repositionnement est délicat.
Workflow « boucle infinie » :
- Pré-bobiner : si votre projet utilise 3 couleurs principales, préparez 3–4 canettes avant de lancer.
- Cohérence : ne mélangez pas les titrages au hasard. Si vous travaillez sur une machine à broder à 10 aiguilles babylock, rester sur un fil de canette standard tant que vous n’avez pas une raison précise de changer.
- Mise en place : préparez vos prochains cônes dans l’ordre d’utilisation.
Checklist opérateur (pendant la broderie)
- Vitesse : démarrer vers 600 SPM pour valider stabilisation et tensions, puis augmenter.
- Surveillance : observer les 500 premiers points : si le fil de canette remonte sur l’endroit, la tension du fil supérieur est trop forte.
- Planéité : vérifier que le sandwich ne « glisse » pas vers l’intérieur au bord du cadre.
- Changement préventif : si la machine annonce canette faible, changer avant la prochaine zone critique.

Coin commentaires → conseil d’atelier : garder le fun, mais installer une routine
Les commentaires du livestream (labyrinthe de maïs, Apple Hill, maisons hantées) rappellent pourquoi on fait tout ça : ça doit rester plaisant. Mais rien ne tue le plaisir plus vite qu’une machine qui refuse de coudre.
- Changer l’aiguille (une aiguille coûte peu ; un panneau raté coûte cher).
- Micro-aspirer la zone de canette.
- Vérifier la tenue de mise en cadre.

L’upgrade qui compte vraiment : moins de variables, mise en cadre plus rapide, moins de reprises
Convertissons ces leçons en standard d’atelier :
- Préparation : utiliser le sandwich flottant (sans thermocollant) pour limiter les déformations sur panneaux.
- Contraste : appliquer le test du plissement des yeux pour valider la lisibilité.
- Maintenance : brosse + aspiration, jamais bombe d’air.
Enfin, identifiez votre goulot d’étranglement. Si vous passez 5 minutes à lutter pour mettre un sandwich épais dans un cadre plastique, puis que vous découvrez des marques de cadre, c’est un problème d’outil—pas un manque de compétence.
- Pour corriger l’alignement, regardez une station de cadrage hoop master (ou un gabarit équivalent).
- Pour réduire l’effort et les dégâts tissu, cadres de broderie magnétiques pour brother (et autres marques) sont devenus un standard en production moderne.
Quand vous retirez la lutte de la mise en cadre et les variables de la stabilisation, la broderie redevient ce qu’elle doit être : créative et rentable.
FAQ
- Q: Comment nettoyer la zone de canette d’une machine à broder en sécurité, sans bourrer les mécanismes comme avec une bombe d’air ?
A: N’utilisez pas de bombe d’air : brossez pour décoller les peluches puis aspirez pour que les débris sortent de la machine au lieu d’être poussés dans les zones graissées.- Mettez la machine à broder hors tension (ou activez le « Lock Mode » si l’arrêt n’est pas possible) avant d’ouvrir la zone crochet/canette.
- Retirez le boîtier de canette, puis brossez vers l’extérieur pour casser les amas.
- Aspirez avec un micro-embout pour extraire les débris décollés dans la course et les cavités autour.
- Critère de réussite : après remontage, le volant tourne librement à la main, sans point dur ni sensation de grattement.
- Si ça échoue encore… Arrêtez et planifiez une révision si la machine reste dure ou « bloquée » : des débris peuvent avoir été poussés dans des composants graissés.
- Q: Comment un opérateur sur machine à broder multi-aiguilles peut-il éviter une blessure grave pendant le nettoyage près des aiguilles, coupe-fils ou de la zone crochet ?
A: Éteignez toujours la machine à broder avant de mettre les mains près des aiguilles, des coupe-fils ou de la zone crochet, afin d’éviter tout démarrage accidentel.- Éteignez la machine avant d’enfiler, de retirer un fil coincé ou de nettoyer autour de la barre à aiguilles / coupe-fil / crochet.
- Si l’arrêt n’est pas possible, activez le « Lock Mode » et gardez les mains hors des zones mobiles.
- Retirez les outils et objets libres de la zone d’aiguille avant de refaire un test.
- Critère de réussite : la machine reste inactive pendant l’intervention, et l’opérateur peut tourner le volant à la main sans mouvement moteur.
- Si ça échoue encore… Considérez tout mouvement inattendu comme un défaut de sécurité et n’insistez pas tant que le risque start/stop n’est pas éliminé.
- Q: Comment différencier une peluche d’une mèche d’huile (oil wick) près d’un coupe-fil ou de la barre à aiguilles pour ne pas arracher un élément de lubrification ?
A: Si le « duvet » ressemble à un feutre placé proprement (souvent plus sombre/huileux), ne le retirez pas : une mèche d’huile est une pièce fonctionnelle de lubrification.- Cherchez un feutre uniforme, carré/rectangulaire, positionné proprement près d’un coupe-fil ou d’une zone prévue.
- Comparez : la peluche est irrégulière et mobile ; une mèche est découpée et bien en place.
- En cas de doute, ne tirez pas : nettoyez uniquement les peluches libres autour avec brosse et aspiration.
- Critère de réussite : le feutre reste en place, et seules les peluches libres sont retirées autour.
- Si ça échoue encore… Arrêtez et vérifiez le manuel ou demandez à un technicien avant de retirer quoi que ce soit qui semble « installé ».
- Q: Quels réglages de départ sont raisonnablement sûrs pour limiter la casse d’un fil coton 40 wt quand on passe d’un fil de broderie polyester à du coton ?
A: Ralentissez et réduisez la friction : utilisez une aiguille à œil plus grand, baissez la vitesse et ajustez la tension avec prudence (base sûre : 600–700 SPM avec une aiguille Topstitch 90/14).- Passez sur une aiguille Topstitch 90/14 pour réduire le frottement du fil dans le chas.
- Réduisez la vitesse autour de 600–700 points/minute comme plage de départ prudente.
- Desserrez légèrement la tension du fil supérieur (souvent 10–15 %) et testez sur le même empilage tissu/stabilisateur.
- Critère de réussite : le fil coton ne casse plus de façon répétée et la broderie dépasse les zones où ça cassait.
- Si ça échoue encore… Si la casse se répète exactement au même endroit du motif, suspectez une densité excessive (« nœud ») dans le fichier plutôt qu’un problème machine.
- Q: Comment préparer un panneau imprimé avec un « sandwich flottant » sans thermocollant, pour pouvoir redimensionner le motif sans fronces ni bulles ?
A: Évitez les liaisons permanentes : utilisez un sandwich flottant (dessus du panneau + ouatine + dos en mousseline) sans thermocollant ni spray, afin que les couches puissent bouger ensemble pendant la rétraction de broderie.- Superposez Dessus + ouatine + mousseline (ou ton sur ton) sans thermocollant ni adhésif.
- Mettez d’équerre selon l’image imprimée (pas selon le droit-fil) pour que le motif paraisse droit une fois brodé.
- Gardez les couches à plat et détendues (sans étirer) avant la mise en cadre.
- Critère de réussite : après broderie, la surface est plane au toucher, avec peu d’ondulations, et l’image est droite par rapport à l’imprimé.
- Si ça échoue encore… Ajoutez de la rigidité pour les motifs denses en flottant une feuille de tearaway sous le cadre, et évitez les dos en maille extensible qui déforment.
- Q: Comment juger le contraste des fils sur un panneau imprimé chargé pour que le lettrage et les nervures de feuilles ne disparaissent pas (notamment en photo) ?
A: Utilisez le test du plissement des yeux et une règle orientée contraste : clair sur foncé et foncé sur clair, pour que les détails restent lisibles à distance.- Reculez d’environ 1,5 m (5 pieds) et plissez les yeux : les nervures et bords de lettrage doivent rester définis.
- Pour les feuilles foncées, choisissez la teinte la plus claire ; pour les feuilles claires, la teinte la plus foncée.
- Privilégiez la définition plutôt que l’accord parfait sur les imprimés « bruyants ».
- Critère de réussite : à 5 pieds, les bords et nervures sont lisibles sans effort.
- Si ça échoue encore… Changez d’abord le choix de fil avant de changer de logiciel : sur panneau imprimé, le contraste est souvent le gain qualité le plus rapide.
- Q: Quand une entreprise de broderie doit-elle passer des cadres plastiques aux cadres de broderie magnétiques pour réduire les marques de cadre et accélérer la mise en cadre de sandwiches épais ?
A: Passez aux cadres de broderie magnétiques quand les marques de cadre, la fatigue des poignets ou l’épaisseur des « sandwiches » rendent la mise en cadre classique lente ou dommageable : c’est une limite d’outil, pas de compétence.- Diagnostic : si les cadres plastiques laissent un anneau brillant sur coton foncé/velours ou sautent sur des épaisseurs, la mise en cadre est le goulot.
- Niveau 1 (technique) : revalidez tension de mise en cadre et stabilisation pour limiter les reprises avant d’investir.
- Niveau 2 (outil) : passez au cadre magnétique pour un maintien plus uniforme et une mise en cadre plus rapide sans vis.
- Critère de réussite : le temps de mise en cadre baisse nettement et le tissu montre moins de marques visibles.
- Si ça échoue encore… Si l’alignement est le vrai problème (plus que les dégâts tissu), ajoutez d’abord une station/gabarit ; si le volume est la limite, envisagez une machine multi-aiguilles pour le débit.
- Q: Quelles règles de sécurité appliquer avec des cadres de broderie magnétiques pour éviter les pincements et les risques liés aux pacemakers ?
A: Traitez les cadres magnétiques comme un outil puissant : faites glisser pour séparer (ne tirez pas), protégez vos doigts, et gardez au moins 6 inches des pacemakers/ICD et des objets sensibles.- Faites glisser les parties magnétiques pour les séparer au lieu de tirer, afin de limiter le claquement.
- Gardez les doigts hors de la zone de fermeture pour éviter bleus et ongles cassés.
- Maintenez au moins 6 inches des pacemakers/ICD ; éloignez des cartes bancaires et des anciens disques durs.
- Critère de réussite : fermeture contrôlée sans « claquement » sur les doigts et sans passage près d’un dispositif médical.
- Si ça échoue encore… Arrêtez d’utiliser le cadre tant que la méthode de manipulation et l’organisation du poste ne garantissent pas la sécurité.
