Wireframe (OFM) vs Expanded (EXP/DST) dans DesignShop V10 : arrêtez de perdre l’éditabilité, les couleurs et de la marge à chaque « Save As »

· EmbroideryHoop
Ce guide pratique dans DesignShop V10 explique la différence réelle entre le Wireframe (OFM) et les fichiers de points Expanded (EXP/DST) : quelles données chaque format contient vraiment, pourquoi les couleurs changent, pourquoi le redimensionnement peut mal tourner, et comment enregistrer/exporter le bon fichier selon que vous êtes en phase d’édition ou de production. Vous verrez aussi un flux de conversion sûr, comment éviter le piège du « conteneur OFM », et comment mettre en place une organisation de fichiers adaptée à l’atelier pour protéger votre temps et vos marges.
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Sommaire

Si vous avez déjà ouvert un motif de broderie fourni par un client, appuyé sur « Start » et regardé, horrifié, votre machine massacrer un polo parfaitement neuf, vous connaissez ce type de panique très spécifique à notre métier. On se retrouve à se demander : « Pourquoi je ne peux pas modifier la densité ? » ou « Pourquoi la palette de couleurs s’est transformée en carnaval ? »

Avec des années de production, on finit par retenir une règle simple : la broderie est une science empirique. C’est de la physique — tension, friction, pénétration. Mais une grande partie des problèmes en atelier commencent bien avant la première piqûre : ils commencent avec le type de fichier.

Dans l’écosystème Melco DesignShop V10 (et, plus largement, dans toute numérisation professionnelle), il y a une vérité fondamentale qui évite des pertes coûteuses : il n’existe essentiellement que deux types d’informations de broderie — le Wireframe (basé objets) et l’Expanded (basé points).

Voyez-le comme ceci : le Wireframe, c’est le plan d’architecte (on peut déplacer les murs) ; l’Expanded, c’est une photo de la maison (on peut la regarder, mais si on « déplace la porte », on détruit l’image). Une fois ce principe compris, vous cesserez de « vider » vos motifs de leur intelligence sans vous en rendre compte.

Title screen reading 'DesignShopV10 Embroidery File Types' with a textured white embroidery background.
Video Introduction

La vérité (calme) sur les types de fichiers DesignShop V10 : vous ne « faites pas mal », vous n’avez juste pas les bonnes données

Quand un motif refuse de s’éditer, on a l’impression que le logiciel se moque de nous. Vous voulez baisser la densité parce que vous brodez sur un piqué technique fin, mais les réglages sont inaccessibles. En réalité, c’est souvent très simple : le fichier ne contient pas l’« ADN » nécessaire pour autoriser ces modifications.

Dans la vidéo source, l’animateur montre un motif d’environ 19 342 points. Pour un débutant, « un point est un point ». Pour un atelier, le même visuel peut se comporter de façon totalement différente selon qu’il transporte des données Wireframe ou Expanded.

Si vous exploitez des équipements de production comme machines à broder melco, cette distinction peut faire la différence entre une série fluide de 15 minutes et une heure de casses de fil. Votre flux doit relier deux mondes : l’environnement d’édition (souple) sur PC et le jeu d’instructions (rigide) attendu par la machine.

Host standing between two monitors wearing a Melco t-shirt speaking to the camera.
Host introduction

Le Wireframe (OFM), ce sont des « objets avec un cerveau » : pourquoi densité, angles et formes restent modifiables

Dans DesignShop V10, le Wireframe est associé au format OFM. L’idée clé : le Wireframe n’est pas une liste de pénétrations d’aiguille ; c’est un ensemble de formes + propriétés.

Dans la Project View, vous voyez le « squelette » du motif. L’arborescence indique comment le motif a été construit :

  • Walk Normal Stitch : pas seulement une ligne, mais un trajet avec une logique de point.
  • Complex Fill : une zone définie, remplie selon un motif et des paramètres.

Quand vous sélectionnez un objet Wireframe (comme la poire dans le tutoriel), vous accédez à son « cerveau » :

  • Density : affichée par exemple à 4.0 dans la barre de propriétés.
  • Stitch Angle : affiché à 247°.
  • Stitch Type : par exemple Fill.

C’est toute la puissance du Wireframe : le logiciel peut recalculer instantanément des milliers de points à partir de ces règles.

DesignShop V10 interface showing a partridge in a pear tree design with the project tree panel on the right.
Software demonstration start
Close up of the Project View tree expanded to show 'Wireframe elements' like 'Walk Normal Stitch' and 'Complex Fill'.
Explaining file structure
The shape of a pear is selected, revealing the wireframe nodes and input points surrounding the yellow fill area.
Selecting an object
Top toolbar highlighting the object properties: Density 4.0, Stitch Angle 247, Stitch Type Fill.
Reviewing object properties

Le test « je tire un nœud » : la façon la plus rapide de prouver que vous avez du vrai Wireframe

Voici le test tactile que tout numériseur et tout responsable de prod devrait connaître. Dans la vidéo, l’animateur clique sur la forme de la poire : de petits carrés (nœuds) apparaissent sur le contour. Il en saisit un et le tire vers l’extérieur.

Au relâchement, clac : les points de remplissage se régénèrent automatiquement pour épouser la nouvelle limite.

Cette régénération est votre contrôle vital. Si les points ne se recalculent pas après modification du contour, vous n’êtes pas sur un objet Wireframe : vous êtes sur un fichier de points « figé ».

Mouse cursor dragging a wireframe node on the pear shape, stretching it outwards.
Distorting the shape
The yellow fill stitches calculate and refill the newly distorted pear shape automatically.
Stitch generation

La préparation invisible qui évite les catastrophes de type de fichier plus tard

Avant d’investir du temps à retoucher un motif, vérifiez la nature des données. C’est l’équivalent de vérifier l’huile avant un long trajet.

Checklist de préparation (inspection « pré-vol ») :

  • Contrôle de l’arborescence : voyez-vous des éléments typés (ex. Complex Fill/Column) ou uniquement des entrées de points/« Expanded » ?
  • Test des nœuds : sur une forme principale, voyez-vous des nœuds éditables (carrés) ou seulement une boîte englobante ?
  • Scan des propriétés : des valeurs comme Density 4.0 et un angle sont-ils visibles et modifiables, ou les champs sont-ils inactifs ?
  • Contrôle du nombre de points : notez le total (ex. ~19k). Si vous redimensionnez et que ce total reste strictement identique, arrêtez-vous.
  • Consommables prêts : stabilisateur, adhésif temporaire si nécessaire, aiguilles en bon état.

Avertissement (sécurité mécanique) : ne forcez jamais une machine à broder à coudre un motif redimensionné de plus de 10–20 % sans recalcul des points (Wireframe). Réduire un motif de 20 % en conservant le même nombre de points augmente fortement la densité, ce qui peut provoquer déviation d’aiguille, « bird-nesting » (bourrage/paquet de fil) voire casse d’aiguille. Portez une protection oculaire lors des tests.

L’Expanded (EXP/DST), ce sont des « points sans mémoire » : pourquoi les couleurs deviennent étranges et pourquoi l’édition disparaît

L’animateur montre l’enregistrement via File > Save As, puis la sélection de Melco Expanded File (*.exp).

C’est un acte destructif du point de vue de l’édition : vous retirez le « cerveau » (formes et règles) et vous ne gardez que les « coordonnées » (déplacements X/Y). Les fichiers Expanded ressemblent à un relevé GPS d’un trajet : vous pouvez refaire exactement le chemin, mais vous ne pouvez pas décider de « couper » — la carte n’existe plus.

Pour alimenter la machine, c’est souvent le bon choix. Mais si vous enregistrez votre seule version d’un logo client comme ça, vous vous mettez en danger.

Windows 'Save As' dialog open with the file type dropdown menu selected, highlighting 'Melco Expanded File (*.exp)'.
Saving file

Le choc des couleurs : pourquoi un EXP s’ouvre avec des couleurs « fausses » (et pourquoi ce n’est pas un bug)

Beaucoup paniquent en ouvrant un EXP ou un DST : la poire verte devient rouge vif.

La vidéo explique le pourquoi : les formats Expanded sont anciens et industriels. Ils ne stockent généralement pas une vraie palette RVB. Ils stockent surtout une logique du type : « coudre jusqu’à STOP, puis passer à l’aiguille n°2 ».

Si votre logiciel associe par défaut l’aiguille n°2 au rouge, la poire devient rouge. Ce n’est pas une anomalie : c’est un manque d’information.

The Expanded file is opened, showing incorrect raw colors (red pears, green bird) compared to the original.
Demonstrating color loss

Checklist de configuration (pour que vos exports collent à votre workflow réel)

Cette checklist vous évite d’écraser votre « Master » avec un fichier « Production ».

Checklist de configuration (protocole « Safe Save ») :

  • Fichier Master : enregistrez toujours votre travail éditable en OFM en premier.
  • Fichier Production : exportez en EXP (ou DST) uniquement pour la machine.
  • Validation couleurs : si vous importez un EXP, vérifiez l’ordre des couleurs/aiguilles par rapport à votre séquence atelier.
  • Convention de nommage : utilisez des noms explicites comme Logo_Master.ofm et Logo_Production.exp.

Le piège du conteneur OFM : « j’ai un OFM » ne veut pas toujours dire « j’ai du Wireframe »

C’est l’un des malentendus les plus dangereux dans DesignShop : un OFM est un conteneur. Il contient souvent du Wireframe, mais il peut aussi contenir uniquement des données Expanded.

L’animateur le prouve en copiant les points Expanded « muets » et en les collant dans un OFM. Visuellement, à l’écran, les deux poires se ressemblent. Vous pouvez même utiliser Colorize pour remettre la poire rouge en vert.

Mais la poire « EXP dans OFM » reste non éditable : elle ressemble à un fichier vivant (bon visuel, bonnes couleurs), mais sans cerveau (pas de propriétés, pas de remodelage).

Host pasting the Expanded design into the OFM file, resulting in overlapping designs.
Merging files
Side-by-side comparison of the original Wireframe design (left) and the Expanded design (right).
Visual comparison
The host has recolored the Expanded design so both now look identical, highlighting that OFM can hold both data types.
Color correction

La correction pratique des « mauvaises couleurs » et de l’« absence de réglages » : ce que vous pouvez (et ne pouvez pas) récupérer

Quand ça déraille, suivez ce diagnostic.

Symptôme 1 : « Mes couleurs sont bizarres/aléatoires. »

  • Diagnostic : vous avez ouvert un fichier Expanded (EXP/DST) qui n’embarque pas de palette.
Correction
c’est surtout cosmétique. Réattribuez les couleurs manuellement dans le logiciel, puis Save As OFM pour conserver ces choix.

Symptôme 2 : « Je ne peux pas changer la densité ni les angles. »

  • Diagnostic : vous travaillez sur des données Expanded (points bruts).
  • Réalité : vous ne pouvez pas restaurer parfaitement les « propriétés ». Pour un contrôle réel, il faut le Wireframe d’origine ou re-numériser.

Le menu « Save As » décodé : OFM vs CND vs EXP/DST vs graphiques (à quoi ça sert vraiment)

Le menu « Save As » est votre centre de contrôle. Voici la lecture « atelier » :

  • Le Master (Wireframe/OFM) : votre source. Nœuds, densité, logique couleur, notes.
  • Le Legacy (Condensed/CND) : format plus ancien ; lors d’une sauvegarde en CND, le logiciel peut convertir en points manuels pour compatibilité.
  • Le Runner (Expanded/EXP, DST, DSZ) : le code points pour la machine.
  • Le Proof (JPG, BMP) : visuels pour validation client. On ne brode pas depuis un JPEG.
Save As dialog box showing the full list of compatible file extensions including CND, EXP, DST, and graphics formats.
Reviewing file types
Mouse hovering over various Stitch File formats (EXP, DST, DSZ) in the dropdown menu.
Explaining stitch formats

Le « pourquoi » qui évite de répéter les erreurs : les types de fichiers sont une décision business, pas juste un choix logiciel

Pourquoi c’est crucial ? Parce qu’en broderie commerciale, la reprise est le tueur de marge.

Si vous ne gardez que des fichiers Expanded, la demande client « +10 % et un peu moins dense pour un hoodie » vous force souvent à repartir de zéro. Avec le Wireframe, c’est une retouche rapide.

Une discipline simple fonctionne très bien : un workflow à deux voies :

  1. Voie coffre-fort : archiver systématiquement l’OFM Wireframe.
  2. Voie production : générer des fichiers Expanded frais pour la machine, selon le besoin.

Un arbre de décision utilisable : quel fichier garder, envoyer ou demander ?

Quand un client vous envoie un fichier, ou quand vous préparez une série, utilisez cette logique.

Arbre de décision (stratégie fichier) :

  • Q1 : devez-vous modifier la forme, la densité ou les angles ?
    • OUI : il vous faut un OFM Wireframe. Avec seulement un DST/EXP, il faudra re-numériser.
    • NON : passez à Q2.
  • Q2 : est-ce que ça part directement à la machine maintenant ?
    • OUI : exportez en Expanded (EXP/DST).
    • NON : passez à Q3.
  • Q3 : devez-vous conserver des couleurs précises pour une relance ?
    • OUI : enregistrez en OFM (même si le contenu est Expanded, l’OFM peut conserver les affectations de couleurs).
    • NON : un fichier points standard peut suffire.

Réalité atelier : la discipline fichier ne corrigera pas la mise en cadre, mais elle évite les pires boucles de « refaire »

Le logiciel n’est que la moitié du combat. Vous pouvez avoir un Wireframe parfait, mais si la stabilité physique est mauvaise, le résultat le sera aussi.

Beaucoup de problèmes attribués à une « mauvaise numérisation » sont en fait des problèmes de stabilité. Si votre workflow inclut cadres de broderie pour melco, vous savez que certains cadres plastiques peuvent glisser, s’ouvrir sur des épaisseurs, ou laisser des marques de cadre (zones brillantes/écrasées) sur des textiles délicats.

Si vous luttez en permanence pour obtenir une tension correcte, votre fichier est peut-être bon, mais vos outils vous ralentissent. Une station de mise en cadre pour machine à broder aide à répéter le placement, et le cadre lui-même peut changer la donne.

Avertissement (sécurité des aimants) : si vous passez à des cadres magnétiques, sachez qu’ils utilisent des aimants néodyme puissants. Risque sérieux de pincement (doigts) et à tenir à au moins 6 inches des pacemakers et des écrans/électroniques sensibles.

Une montée en gamme logique : quand l’outillage compte plus qu’« une astuce logiciel de plus »

Une fois votre workflow fichier propre (Wireframe pour éditer, export correct pour produire), regardez vos goulots d’étranglement physiques.

  • Point de douleur : charger un polo prend 2 minutes et c’est encore de travers.
  • Piste : les cadres magnétiques permettent une mise en place rapide sans forcer des anneaux.
  • Point de douleur : vous refusez des séries de 50+ pièces parce que les changements de couleur sont trop lents.
  • Piste : passer à une machine à broder multi-aiguilles (comme la machine à broder melco amaya ou des systèmes 15 aiguilles similaires) réduit drastiquement le temps perdu sur les changements.

Checklist opérateur : la routine « export + archive » qui protège la rentabilité

Standardisez cette routine pour chaque opérateur : la réflexion se fait au poste informatique, la machine ne fait que produire.

Checklist opérateur (prêt à lancer) :

  • Sauvegarde Master : la dernière retouche a-t-elle été enregistrée en OFM ?
  • Export production : avez-vous exporté le bon EXP/DST pour la machine visée ?
  • Contrôle visuel : avez-vous rouvert le fichier exporté pour vérifier qu’aucun point n’a disparu ?
  • Prépa machine : la bonne canette est-elle en place ? (règle du « 1/3 » : sur l’envers, le fil de canette blanc visible au centre du 1/3 de la colonne satin).
  • Archivage : les deux fichiers sont-ils enregistrés dans le dossier client ?

La dernière idée à retenir : « Expanded sert à produire, Wireframe sert à posséder »

À retenir :

  • Wireframe (OFM) = votre capital technique : adapter, redimensionner, corriger.
  • Expanded (EXP) = votre instruction de fabrication : où la machine doit piquer.

Maîtrisez cette différence et vous passez de « faire tourner une machine » à « concevoir une broderie ». Et si votre volume pousse votre organisation dans ses limites, des fichiers plus intelligents méritent parfois un matériel plus adapté — que ce soit une montée en gamme vers une machine à broder melco emt16x ou simplement une meilleure technologie de mise en cadre pour sécuriser votre production.

Host returns to camera view to conclude the tutorial.
Outro

FAQ

  • Q: Dans Melco DesignShop V10, pourquoi « Density » est grisé et pourquoi je ne peux pas modifier les angles de points sur un fichier de broderie EXP ou DST ?
    A: Parce que le fichier contient des données Expanded (basées points) : DesignShop V10 n’a pas de « propriétés d’objet » à éditer.
    • Rouvrez le fichier Master éditable d’origine en OFM Wireframe si vous l’avez.
    • Faites le test « tirer un nœud » sur une forme principale pour confirmer un vrai Wireframe (les nœuds apparaissent et le remplissage se régénère après déplacement).
    • Si vous n’avez que l’EXP/DST, il faut re-numériser la forme (des filtres globaux peuvent aider, mais ne recréent pas de vrais contrôles d’objet).
    • Critère de réussite : les champs de densité (ex. une valeur comme 4.0) et d’angle sont sélectionnables, et les points se régénèrent après déplacement d’un nœud.
    • Si ça échoue : traitez le motif comme des points bruts et cessez d’essayer d’« éditer des propriétés » — demandez l’OFM Wireframe à la source ou reconstruisez.
  • Q: Dans Melco DesignShop V10, pourquoi des motifs de broderie EXP ou DST s’ouvrent avec des couleurs fausses/aléatoires par rapport au logo d’origine ?
    A: Les formats Expanded ne stockent généralement pas une vraie palette RVB : les changements de couleur sont surtout des commandes « STOP/changement d’aiguille », donc les couleurs affichées dépendent des valeurs par défaut du logiciel.
    • Réattribuez les couleurs manuellement à l’aide du nuancier atelier ou de la séquence de production.
    • Enregistrez ensuite ces affectations en OFM (pour que le fichier s’ouvre de façon cohérente la prochaine fois).
    • Validez l’ordre des aiguilles avant couture en comparant la séquence à votre fiche de production.
    • Critère de réussite : la séquence de couleurs à l’écran correspond à l’ordre d’aiguilles/fil prévu pour la série.
    • Si ça échoue : ignorez l’apparence des couleurs à l’écran et suivez la séquence STOP/changement d’aiguille pour garantir la production.
  • Q: Dans Melco DesignShop V10, comment un fichier de broderie OFM peut-il se comporter comme un EXP « zombie » non éditable, sans contrôles de remodelage ?
    A: Parce que l’OFM est un conteneur : il peut contenir des points Expanded sans objets Wireframe.
    • Ouvrez la Project View/arborescence et vérifiez si les éléments affichent des types d’objets (Complex Fill/Column) ou seulement des entrées de points/Expanded.
    • Cliquez une forme principale et cherchez des nœuds éditables (carrés) plutôt qu’une simple boîte englobante.
    • Faites le test de déplacement d’un nœud et observez si les points se régénèrent automatiquement.
    • Critère de réussite : après déplacement d’un nœud, le remplissage se recalcule immédiatement selon le nouveau contour.
    • Si ça échoue : considérez qu’il s’agit de points Expanded dans un OFM et récupérez une vraie source Wireframe ou re-numérisez.
  • Q: Quelle est la routine d’enregistrement la plus sûre « Master vs Production » dans Melco DesignShop V10 pour éviter d’écraser un OFM éditable avec un export EXP/DST ?
    A: Enregistrez toujours le Master éditable en OFM d’abord, puis exportez l’EXP/DST uniquement comme fichier séparé de production.
    • Enregistrez la version finale en Nom_Master.ofm avant tout export.
    • Exportez le fichier machine en Nom_Production.exp (ou DST) et ne l’utilisez jamais comme seule archive.
    • Rouvrez l’export production pour un contrôle visuel rapide avant envoi à la machine.
    • Critère de réussite : les deux fichiers existent dans le dossier client (OFM avec propriétés éditables ; EXP/DST prêt à coudre).
    • Si ça échoue : stoppez le flux et restaurez depuis le dernier OFM fiable ; n’éditez pas le fichier points de production.
  • Q: Comment savoir si la tension de canette est acceptable avec la règle du « 1/3 » sur des colonnes satin avant de lancer une série ?
    A: Utilisez la règle du 1/3 sur l’envers comme contrôle rapide avant de vous engager en production.
    • Brodez une petite zone satin (ou un échantillon du même motif) sur le textile + stabilisateur cible.
    • Retournez l’échantillon et inspectez l’envers de la colonne satin.
    • Ajustez uniquement si nécessaire, et retestez après chaque modification.
    • Critère de réussite : sur l’envers, le fil de canette blanc est visible au centre du 1/3 de la colonne satin (sans envahir les bords).
    • Si ça échoue : vérifiez la bonne canette et reprenez les bases (état d’aiguille, choix du stabilisateur) avant de « courir après » la tension.
  • Q: Quel est le risque de sécurité si je redimensionne un motif de broderie Expanded EXP/DST de plus de 10–20 % sans recalcul des points, et quelle est l’action sûre ?
    A: Au-delà de 10–20 % sans recalcul, la densité peut exploser et provoquer déviation d’aiguille, bourrage (« bird-nesting ») voire casse d’aiguille — ne lancez pas.
    • Arrêtez et confirmez si le motif est un vrai Wireframe (pour que les points se recalculent correctement lors du redimensionnement).
    • Si le fichier est Expanded, ne « forcez » pas la couture : demandez l’OFM Wireframe ou re-numérisez à la bonne taille.
    • Portez une protection oculaire lors des tests sur des modifications douteuses.
    • Critère de réussite : après redimensionnement en Wireframe, le nombre de points évolue de façon cohérente (et l’espacement reste correct visuellement).
    • Si ça échoue : revenez à la taille d’origine et reconstruisez le motif pour les nouvelles dimensions plutôt que de mettre à l’échelle des points bruts.
  • Q: Quelles précautions de sécurité faut-il respecter avec des cadres de broderie magnétiques en néodyme, notamment près des pacemakers et pour éviter de se pincer les doigts ?
    A: Les cadres magnétiques utilisent des aimants néodyme puissants : considérez-les comme un risque de pincement et tenez-les éloignés des pacemakers et de l’électronique sensible.
    • Gardez les doigts à l’écart lorsque les aimants « claquent » ; contrôlez la fermeture volontairement.
    • Gardez les cadres magnétiques à au moins 6 inches des pacemakers.
    • Éloignez-les des écrans et dispositifs électroniques sensibles.
    • Critère de réussite : le cadre se ferme sans pincement et l’opérateur garde le contrôle sans fermeture brutale.
    • Si ça échoue : adoptez une manipulation plus sûre (deux mains, fermeture en deux temps) ou suspendez l’usage jusqu’à formation de l’équipe.
  • Q: Quand des problèmes de mise en cadre comme des marques de cadre ou du tissu qui glisse reviennent sans cesse, quel est le chemin d’amélioration étape par étape (technique → cadres magnétiques → capacité multi-aiguilles) ?
    A: Corrigez par couches : d’abord le réglage/consommables, ensuite l’outillage de mise en cadre (cadres magnétiques/station), et seulement ensuite la capacité (multi-aiguilles) si le volume l’exige.
    • Niveau 1 (Technique) : validez le stabilisateur, utilisez un adhésif temporaire si nécessaire, et mettez le textile en cadre avec une tension régulière.
    • Niveau 2 (Outillage) : si les cadres plastiques glissent ou marquent, passez à des cadres magnétiques et/ou une station pour un placement répétable et un chargement plus rapide.
    • Niveau 3 (Capacité) : si vous refusez des séries à cause des changements de couleur trop lents, évaluez une machine à broder multi-aiguilles.
    • Critère de réussite : le temps de chargement baisse et le repérage reste constant sans remises en cadre répétées ni marques visibles.
    • Si ça échoue : revalidez que l’édition se fait bien en Wireframe (et pas en Expanded), car une mise en cadre stable ne compense pas un mauvais type de fichier/densité.